Les senteurs de Lothantique confortent leur conquête de l'international (et ça passe par les Etats-Unis)
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
Kunphotographer / Pixabay
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Avec un siècle d'activité au compteur, Lothantique a connu bien des évolutions. "Aujourd'hui nous faisons des senteurs pour le corps et la maison", résume le directeur de la PME bas-alpine Denis Vogade. Ce dernier est aussi le petit-fils de la fondatrice de la société en 1920, l'activité se concentrait alors sur la distillation et sous le nom de "Mouranchon frères". C'est en 1987 que Denis Vogade reprend l'entreprise familiale, commence sa diversification et change son appellation.
"Il s'agissait de déposer une marque qui était un clin d'œil à Jean de Florette (ndlr : à une citation de l'œuvre de Marcel Pagnol)", raconte le dirigeant. C'est depuis Peyruis que Lothantique et ses 24 salariés chapeautent la production de 500 produits, de la bougie aux parfums d'ambiance en passant par les savons. "Nous réalisons le marketing, les distribuons et développons de nouvelles formules", explique Denis Vogade. Pour produire, l'entreprise s'appuie sur des sous-traitants en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Les plus loin sont à Grasse et les plus près à 500 mètres", s'amuse-t-il.
En plus de sa marque éponyme, Lothantique possède également Amélie et Mélanie qu'elle a rachetée en 2001. "Il s'agit de produits plus spectaculaires et lifestyle que ce que nous proposions, plutôt moyen de gamme et pour la consommation du quotidien. Cela nous a permis d'apporter une offre différente sur un secteur où nous n'avions pas de légitimité", explique Denis Vogade.
Pour vendre ces produits, l'entreprise s'appuie sur des distributeurs. "Cela représente 90% de notre business", chiffre Denis Vogade. Une activité dont la moitié se déroule à l'étranger à travers 70 pays. Les Etats-Unis sont un client très important. "Le marché américain est énorme donc nous avons fait le choix d'ouvrir une filiale à Toronto", souligne l'entrepreneur. La filiale réalise un chiffre d'affaires de près de trois millions d'euros. Au-delà des Etats-Unis, "l'Asie fonctionne très bien, les accords de Schengen nous ont aussi bien aidé à nous développer en Europe même si le marché est désormais plus compliqué", précise Denis Vogade. Lothentique réalise également des produits en marque blanche, c'est-à-dire à la demande de marques.
Rémi Baldy