Choisie pour les JO 2024, NepTech prépare la première production de ses bateaux à hydrogène
Rémi Baldy
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NepTech
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"A l'échelle de la vie d'une startup, huit mois c'est beaucoup", sourit Tanguy Goetz. Le directeur général de NepTech n'a pas vu le temps passer depuis que sa société a été lauréate de l'appel à innovations Mobilités JO 2024. Six mois durant lesquels le dirigeant et ses 6 salariés ont continué sur leur chemin. La jeune entreprise basée au Technopôle de l'Arbois à Aix-en-Provence propose des navires qui fonctionnent à l'hydrogène et à la batterie électrique pour transporter des passagers ou des marchandises.
En juin dernier, elle a commencé à mettre à l'eau son démonstrateur. D'une taille de 2,5 mètres, contre jusqu'à 24 mètres pour les futurs navires, ce prototype s'est aventuré sur le lac de Peyrolles, à proximité d'Aix-en-Provence, à Monaco et dans la région nantaise où NepTech compte plusieurs partenaires. Si le modèle est beaucoup plus petit que les futurs vrais bateaux, les tests donnent des indications similaires. "Cela nous permet d'affiner les performances des systèmes de propulsion et l'hydrodynamique pour atteindre les résultats des simulations numériques", explique Tanguy Goetz.
Pour proposer ses navires à l'hydrogène, NepTech mise sur la baisse des besoins énergétiques afin de compenser la place et le poids que cela nécessite. "Le sujet sur lequel nous travaillons beaucoup est le système d'injection d'air qui permet de mettre des bulles d'air sous le navire pour limiter la résister", détaille le dirigeant. Ce qui réduit de 10% la consommation d'énergie. La recherche et développement concentre donc ses efforts pour identifier les meilleurs types d'injection à utiliser ou la taille des bulles la plus optimale.
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