Qui est NepTech, la startup qui conçoit les bateaux à énergie propre et qui est retenue pour les JO 2024 ?
Rémi Baldy
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NepTech
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NepTech
Depuis dix ans, les Marseillais se sont habitués à voir durant l'été, les navettes maritimes partir du Vieux-Port pour rejoindre le nord et le sud de la ville. Un moyen d'éviter les bouchons des longues artères phocéennes. Mais surtout un mode de transport... peu développé dans l'hexagone. Un constat fait par NepTech. "Beaucoup de métropoles possèdent des voies d'eau mais qui sont sous-utilisées alors que la congestion est un problème majeur des centres-villes. Nous voulions proposer des solutions de mobilité navale de masse", explique Tanguy Goetz, co-fondateur - avec Corentin Bigot et Clément Rousset - et directeur général de la start-up basée à Aix-en-Provence.
La décision de s'implanter en région Provence-Alpes-Côte d'Azur est un vrai choix : "Nous avons beaucoup de partenaires ici, notamment le chantier naval à Martigues, et la possibilité de réaliser nos tests sur tous les environnements". Car NepTech conçoit des navires pour quatre types de services, le transport de passager en mer, sur voie fluvial, le fret sur l'avant-dernier kilomètre et enfin les passeurs portuaires. "Le châssis, la coque et la propulsion sont identiques, mais la cabine se personnalise", détaille Tanguy Goetz.
Les navires sont de type catamaran, ils mesurent entre 12 et 24 mètres de long avec une capacité de 150 passagers ou une vingtaine de tonnes de marchandise. Voilà pour l'aspect. Dans les entrailles la fameuse promesse du "zéro émission" est faite. Les passeurs portuaires, qui effectuent de petites distances, fonctionnent avec des batteries, les autres avec une pile à combustible à hydrogène. L'énergie a beau avoir le vent en poupe, elle présente des difficultés majeures comme l'espace qu'elle prend et donc le poids. C'est là qu'intervient le travail de NepTech. "Nous travaillons beaucoup sur la baisse des besoins énergétiques pour gagner en performance", avance Tanguy Goetz.
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C'est dans cette optique que les navires ressemblent à des catamarans. "La coque est plus efficace et cela apporte une meilleure stabilité pour un bateau qui aura des charges importantes," justifie le directeur général. Ce sont ensuite une multitude de modifications, du choix des matériaux à la réduction du contact avec l'eau pour minimiser la résistance. "Tout cela réduit les besoins en énergie", résume Tanguy Goetz. Et donc aussi les quantités d'hydrogène nécessaire et l'impact de son stockage sur les performances.
Rémi Baldy