Co-fondée par Arnaud Montebourg, la Compagnie des Amandes prépare le début de sa production
Rémi Baldy
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Petit à petit, la Compagnie des Amandes augmente ses hectares. Pour la société créée en 2018 par François Moulias et Arnaud Montebourg, la taille du verger est un élément clef dans la perspective de (re)donner vie à une filière amande en France. "Notre projet de relocalisation va de la replantation à la transformation", rappelle Arnaud Montebourg. L'entreprise basée aujourd'hui à Aix-en-Provence vient d'ajouter trois nouveaux vergers dans son escarcelle. Dans le détail, cela signifie 18 hectares dans les Bouches-du-Rhône, 5 hectares dans le Vaucluse et 36 hectares dans l'Aude en Occitanie. "Cela s'ajoute aux 160 hectares que nous possédons déjà. Et nous avons encore 450 hectares en étude", précise François Moulias. Des terrains qui se répartissent sur tout l'arc méditerranéen français.
Si la taille est aussi importante, c'est que l'amande coûte cher à l'hectare et nécessite six ans avant de dégager des revenus. Massifier permet donc de réduire les coûts pour proposer les meilleurs prix. Mais les délais entre le moment où l'on met la graine dans la terre et celui où l'argent commence à arriver peut être un obstacle. Il faut forcément convaincre les agriculteurs, ce à quoi s'attelle la Compagnie des Amandes en proposant une rémunération dès la plantation. Le modèle n'est pas un rachat tel quel mais une association. "Nous n'achetons pas la terre, nous défendons la propriété familiale", souligne Arnaud Montebourg. Dans les faits, il s'agit d'une sorte de location.
Rémi Baldy