« L’intérim est devenu un vrai partenaire RH du monde économique » (Roland Gomez, Proman)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Marseille Business Proman
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Marseille Business Proman
DR
Grandir, prendre du poids, consolider la pérennité est toujours un défi entreprenarial. Encore plus quand on traverse des périodes de tempête économique. En trente ans, Proman a connu d'autres contextes économiques tendus mais pour Roland Gomez, son PDG, la recette tient en un élément principal « l'envie ». Et d'expliquer que si « certains chefs d'entreprise peuvent être plus mesurés, chez Proman, si nous ne croissons pas d'une année sur l'autre, nous avons l'impression de reculer. En 1990 nous démarrons from scratch, décembre 2022 nous finissons l'année à 3,8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Entre les deux, nous n'avons pas trainé. Nous aimons grandir, nous aimons construire ». De façon plus concrète tout tient, dit encore Roland Gomez, dans la maîtrise de la croissance. « Il faut choisir sa croissance et ne pas la subir ». Comprendre, faire en sorte que cela soit « une croissance intelligente, bien positionnée, rentable ».
Croître signifie ne pas s'intéresser uniquement à son marché domestique mais à regarder aussi à l'international. Une démarche entamée par Proman, précisément pour consolider son développement, mais qui à l'export, se structure un peu différemment que la stratégie de développement en France. « En France, nous faisons beaucoup de croissance organique. Ce qui, pour nous, signifie créations d'agences physiques, ex-nihilo. A l'étranger - nous sommes présents dans 16 pays - nous nous développons via un partenariat avec une très belle entreprise de travail temporaire et de recrutement, souvent familiale, dont souvent la famille détient 100% des titres. Disposant d'un savoir-faire juridique, administratif et bien évidemment commercial. Nous nous en servons de plateforme de développement pour le pays concerné ».
Une façon d'aborder l'export qui a été le modèle déployé aux Etats-Unis, en Angleterre, en Suisse, par exemple. Proman qui déploie aussi parfois des verticales métiers spécifiques. « Nous nous voulons réseau généraliste, mais en France nous avons des agences spécialisées dans les travaux sur corde, certaines dans le nucléaire ou dans la construction. Chaque agence, ensuite se spécialise en fonction de son bassin d'emploi ou de son bassin économique ».
Laurence Bottero