Filiale d'Alstom, Helion triple sa capacité de production de piles à combustibles à hydrogène
Rémi Baldy
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Helion
@ALSTOM Hydrogène SAS
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Ce ne sont que quelques mètres, mais qui vont changer beaucoup de choses. « Nous serons en bas de la colline », indique Vincent Mahéo, le président d'Helion Hydrogen Power. La société aujourd'hui installée au technopôle de l'Arbois, sur le plateau éponyme, ne sera pas vraiment dépaysée par son déménagement prévu pour fin 2024. Mais ces nouveaux locaux qui vont réunir plusieurs sites d'Alstom, dont l'entreprise est une filiale, lui apportent plusieurs nouveaux atouts. Sur l'aspect industriel d'abord, avec « une seule ligne de production » capable d'atteindre 30 mégawatts annuels si l'on cumule l'ensemble des piles à combustible qui en sortent. Soit plus de trois fois sa capacité actuelle. « Aujourd'hui, nous sommes entre 5 et 10 MW », compare le dirigeant. Pour donner une échelle, « un train régional utilise environ 300 kilowatts ».
L'autre intérêt de cette future plateforme est qu'elle renforce l'attractivité d'Hélion auprès de ses salariés. « L'un des enjeux autour de l'hydrogène concerne les talents et les équipes car il s'agit de recherche très empirique où il faut beaucoup tester. Attirer est une chose, mais conserver en est une autre et notre nouveau site représente un vrai facteur de rétention », expose Vincent Mahéo qui revendique une quinzaine « d'historiques » au sein de son équipe technique. Des effectifs qui ont largement grossi depuis 2021 et le rachat par Alstom à Areva de cette entreprise née en 2001. « Nous sommes passés d'une quarantaine de personnes à cent aujourd'hui et 120 l'année prochaine », avance le dirigeant.
Une multiplication par trois qui montre les ambitions d'Alstom. L'acquisition d'Helion devait permettre à la multinationale française de rentrer de plain-pied dans l'hydrogène. Pour ce qui est du modèle économique, l'entreprise aixoise ne travaille en exclusivité avec sa maison-mère que sur le ferroviaire. « L'investissement dans la recherche et développement a été plus important que ce qu'il faut seulement pour ce secteur », note Vincent Mahéo. De quoi permettre à la société de toucher d'autres secteurs d'activité. Maritime, data center ou encore industrie sont dans l'oeil de mire. Pour résumer, il s'agit d'acteurs ayant une consommation lourde et longue. Sur les data center ou des chantiers situés en zone ZFE par exemple, l'idée est de remplacer les groupes électrogènes utilisés jusqu'à présent.
Rémi Baldy