CarJager, la plateforme qui digitalise la vente de voitures anciennes
Rémi Baldy
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Photo d'illustration
CarJager
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Dans le marché de l'automobile, un segment se montre particulièrement robuste : celui de la voiture ancienne, c'est-à-dire qui flirte avec les trois décennies d'existence. Alors que les ventes de véhicules neufs et d'occasion sont en repli en 2022, ceux de plus 30 ans ont progressé de 3,1% selon le spécialiste de la donnée auto NGC-Data. Une bonne santé qui ne date pas d'hier et que même la crise du Covid-19 n'a pas freiné. Un appétit des collectionneurs qu'observe depuis plusieurs années Vladimir Grudzinski, à la tête de CarJager, une société spécialisée dans l'achat revente de voitures anciennes. Ce passionné d'automobiles n'en est pas à son coup d'essai, il avait déjà fondé Reezocar, désormais sous le giron de la Société Générale. Ce site réunissait des annonces de véhicules d'occasion issues de plusieurs plateformes. « Nous faisions 15% de voitures anciennes », raconte le dirigeant.
Une petite part, mais qui lui permet alors de constater les mécaniques du marché de la voiture ancienne. « La manière dont fonctionnent les clients est particulière. Ce n'est pas comme pour de l'occasion où il faut passer par les petites annonces, un collectionneur n'est pas forcément vendeur, mais si une offre arrive il peut, tout de même, être intéressé », détaille Vladimir Grudzinski. Une situation ambivalente qui fait que très peu d'offres se trouvent sur internet et un segment qui ne développe pas un réflexe digital. Ce qui n'empêche pas l'entrepreneur de fonder CarJager. « C'est un article de La Tribune qui a donné le nom à l'entreprise », fait-il remarquer.
Rémi Baldy