A Sophia-Antipolis, le Groupe BMG poursuit sa stratégie de réhabilitation de l’offre tertiaire

Laurence Bottero
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Avec une activité 2023 particulièrement positive, à +22% selon les données de BNP Paribas Real Estate, les transactions et l'activité de l'immobilier tertiaire à Sophia-Antipolis sont toutes aussi dynamiques que l'activité globale de la première technopole d'Europe.
Une attractivité, qui, cependant, nécessite l'offre immobilière qui va avec un parc technologique vert, nature et innovant.
De fait, depuis ces cinq dernières années, une partie de l'immobilier tertiaire existant est l'objet d'opérations de réhabilitation. Des opérations nécessaires pour répondre aux besoins, pour conserver aussi au cœur de la pinède - sur les 2.400 hectares qui composent le parc, 90% sont des espaces verts - les grandes entreprises et donneurs d'ordre, d'Amadeus à ARM, de Renault à Orange tout comme les startups, de Median Technologies à Squad ou Teach on Mars, tout comme les institutionnels et laboratoires, CNRS, Université Côte d'Azur, INRIA en tête.
Pour les acteurs de la promotion immobilière, c'est aussi un gage de rester dans la course. Un sujet qu'a, assez tôt, regardé BMG. Originaire des Pays de la Loire, le groupe familial a créé sa foncière voici 20 ans et se présente comme un groupe immobilier intégré. D'abord foncière, c'est sa vision de détention long terme qui l'emmène à se projeter dans l'usage, au fil du temps, des immeubles. « Il est nécessaire de penser à la mutation des bâtiments sur le long terme. Nous avons donc développé une activité promotion, soit pour reconstruire en totalité, densifier, soit pour restructurer », explique Nicolas Ramé, le directeur général du Groupe BMG.
En 2020, c'est toujours dans cet esprit de mutation des bâtiments que le groupe ajoute le flex-office à son portefeuille, créant une marque dédiée, B'CoWorker, une façon d'apporter une alternative aux baux 3/6/9. « Nous ne voulions pas rester dans les stéréotypes du bail 3/6/9. La demande du client évolue : il a toujours moins de visibilité avec des cycles économiques qui s'accélèrent. Et proposer ce service est indispensable pour les propriétaires. Cela fonctionne : nous atteignons un taux d'occupation de 95% sur l'ensemble du patrimoine. Au-delà de flexibiliser les immeubles cela apporte de nouvelles dynamiques, nous commercialisons les surfaces plus facilement, car les utilisateurs estiment qu'ils s'engagent peut-être sur un peu moins de surface mais ils peuvent ajuster selon leurs besoins », ajoute encore Nicolas Ramé, qui estime que sur la flexibilité du bureau, « la France a dix ou quinze ans de retard », alors que, note-t-il aussi, le « bail commercial est compliqué pour les petites surfaces ». Et d'affirmer que « dans le coworking, l'essentiel est le bassin de vie et pas forcément l'emplacement ».
Laurence Bottero