Aéronautique : l'italien ALA double de taille en trois ans et construit un nouveau site à Toulouse
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ALA Group va construire un nouveau site deux fois plus grand à Toulouse.
Rémi Benoit
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

ALA Group va construire un nouveau site deux fois plus grand à Toulouse.
Rémi Benoit
C’est l’un des goulots d’étranglement les plus critiques dans la montée en cadence de la supply chain. « Les constructeurs aéronautiques déboursent des millions d’euros pour acheter le moteur ou le train d’atterrissage, mais il suffit d’une vis ou d’un boulon qui coûte cinq euros pour empêcher la livraison de l’avion au client », illustre Christian De Santis, directeur commercial d’ALA Group.
Ce groupe italien fondé en 1980 est un distributeur historique de pièces de fixation (vis, écrou, boulon…) à destination de la filière aéronautique. ALA gère un catalogue de plus de 500 000 références issues de 1 800 fabricants à travers le monde.
En France, l’entreprise travaille notamment pour Airbus, Dassault Aviation, Liebherr Aerospace ou Safran. « Nous sommes par exemple la plateforme de quincaillerie de Dassault. Cela veut dire que nous gérons les besoins en pièces de fixation d’une centaine de fournisseurs des aéronefs. Le donneur d’ordre peut ainsi se concentrer sur son cœur de métier, l’avion », décrit Stéphane Edler, directeur des activités en France d’ALA.

À lire également
Depuis son entrepôt toulousain, l’entreprise prépare aussi des kits, permettant à l’opérateur d’avoir dans une seule mallette toutes les pièces nécessaires à sa mission. « Nous livrons chaque jour des pièces en bord de chaîne d’assemblage pour Liebherr Aerospace. Nous dépêchons nos propres camions et notre propre personnel pour acheminer les pièces jusqu’à la main de l’opérateur. Pour le fournisseur, l’avantage est d’avoir un seul point de contact pour toutes ces pièces », ajoute le dirigeant. Pour chaque fabricant aéronautique, ALA group gère plusieurs milliers, voire plusieurs dizaines de milliers de références de pièces. La société dispose aussi d’un laboratoire pour certifier la qualité des pièces livrées au client.
Pulsar Space Intelligence, la start-up qui prédit la météo de l’espace
Coopération drones-hélicos : « Nous ne sommes pas en retard, au contraire » (Général Cruzille, commandant de l'ALAT)
Drones : les dessous de la stratégie de la France pour être à l'état de l'art
Aéronautique : Figeac Aero investit pour préparer l'après-Maillard