« La qualité logicielle n’est plus une considération cosmétique » estime Julien Van Quackebeke, le PDG d'All4test
Gaëlle Cloarec
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Lorsque All4test voit le jour en 2006, « les notions de test et de qualité étaient surtout présentes dans le domaine industriel, sur des sujets de soft embarqué, de cartes à puce... Le tertiaire s'en souciait peu », se souvient Julien Van Quackebeke, dirigeant de l'entreprise de services numériques spécialiste du test logiciel basée à Sophia Antipolis. Depuis, « l'informatique n'est plus cette chose cosmétique, voire anecdotique. Avec l'accélération du tout numérique, elle est devenue un point vital pour l'entreprise, avec des enjeux de fiabilité et de complexité bien plus élevés qui nécessitent de l'expertise ».
Il faut dire que la piètre qualité des logiciels à un certain coût et même un coût certain. Si l'on se fie au rapport de Synopsys Inc, elle aurait coûté 2.410 milliards de dollars à l'économie américaine en 2022. En cause, la vulnérabilité croissante aux cyberattaques, la chaine d'approvisionnement handicapée par le recours à des composants logiciels libres défaillants et une dette technique tellement lourde qu'elle bloque toute évolution des codes existants. Dans ce contexte, la niche du test logiciel, et plus largement celle de la qualité logicielle, grandissent. Elles deviennent même l'une des principales préoccupations des décideurs IT, presqu'au même niveau que « l'amélioration de l'expérience client » et « la réactivité aux demandes des entreprises » selon un rapport publié en 2021 par Cap Gemini, Sogeti et Microfocus. Bref, il y a bien « une évolution en termes de sensibilité, même si elle ne se retrouve pas encore complètement dans les investissements. »
Alors, All4test poursuit son travail d'évangélisation avec une approche globale qui s'intéresse « aux trois amigos », c'est-à-dire à « ceux qui spécifient le logiciel, ceux qui le développent et ceux qui le testent ». Car, pour le dirigeant, « beaucoup de problématiques viennent de l'incompréhension entre les différents acteurs d'un projet informatique. La réponse ne peut donc pas se limiter à la partie testing, elle doit s'élargir au mieux concevoir, au mieux développer et au mieux tester ». C'est ainsi que l'ESN adresse les marchés de la banque, de l'assurance, de l'industrie, du e-commerce... à partir de ses entités azuréenne (siège), bordelaise, lilloise et parisienne. Elle emploie une cinquantaine d'ingénieurs, pour un chiffre d'affaires de 3 millions à 3,5 millions d'euros.
Gaëlle Cloarec