Lazard en perte au troisième trimestre

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Elle s'élève à 77 millions de dollars en raison de charges exceptionnelles. Le produit net bancaire a baissé de 25%, à 405,8 millions de dollars.

La banque d'affaires franco-américaine Lazard a enregistré une perte nette au troisième trimestre, à cause de charges exceptionnelles, selon un communiqué publié ce mercredi.


Lazard a subi une perte nette de 77 millions de dollars, alors qu'elle avait dégagé un bénéfice net de 40,3 millions de dollars un an auparavant.

Sans tenir compte des éléments exceptionnels, notamment des charges liées au rachat de parts dans son activité de gestion d'actifs, Lazard est resté dans le vert, avec un bénéfice par action de 44 cents. Cela marque une baisse de 40% sur un an. Le résultat de 44 cents est  inférieur aux prévisions des analystes, qui tablaient sur 48 cents par action.

Le produit net bancaire a baissé de 25%, à 405,8 millions de dollars. "Au milieu de cet environnement tumultueux, nous sommes contents des résultats de nos activités de conseil financier et de gestion d'actifs", en dépit du recul de leurs revenus opérationnels, en baisse respective de 29% et de 12%, a déclaré le PDG Bruce Wasserstein, cité dans le communiqué.


"Bien que la dépréciation des marchés ait affecté la valeur des actifs gérés, nous continuons à faire entrer des fonds et d'apporter une grande variété de solutions d'investissements de qualité à nos clients", a affirmé Michael Castellano, directeur financier. Dans son activité de gestion d'actifs, Lazard a enregistré 660 millions de dollars d'entrées nettes de capitaux, mais la dépréciation de ses actifs, liée à la crise financière, a atteint 18,8 milliards de dollars. Par rapport à la fin 2007, la valeur des actifs sous gestion a baissé de 19,9%, à 113,3 milliards de dollars.


En ce qui concerne l'activité de conseil, le conseil en fusions et acquisitions a vu son revenu opérationnel décroître 22% par rapport à la même période de 2007.
Lazard a été banque conseil sur plusieurs opérations majeures bouclées au troisième trimestre, telles la fusion entre les français GDF et Suez ou l'acquisition par Banque populaire de 7 banques régionales détenues par HSBC. Par ailleurs, dans la liste des rapprochements encore en cours, figurent l'acquisition du brasseur américain Anheuser-Busch par le belgo-brésilien InBev et l'offre hostile du géant minier BHP Billiton sur son concurrent Rio Tinto. La banque franco-américaine, qui intervient aussi en matière de faillites, est également impliquée dans la vente d'activités et actifs en Amérique du Nord de la banque d'affaires Lehman Brothers, qui a déposé son bilan en septembre.
 


 

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