Cessions, augmentation de capital et conversion de titres chez Bank of America
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Parmi les 19 grandes banques dont la capacité à résister à une aggravation de la crise économique a été testée par le régulateur, Bank of America (BofA) s'en est le plus mal sorti. A elle seule, elle a généré près de la moitié des 74,6 milliards de dollars de besoins de financement identifiés. Bank of America entend faire face à ses besoins en capitaux en cédant des actifs, en augmentant son capital et/ou en convertissant des titres hybrides en actions ordinaires. Nos projets en matière de fonds propres "reflètent les conclusions de la Réserve fédérale", a déclaré le directeur financier Joe Price, cité dans un communiqué de la banque de Charlotte (Caroline du Nord).
Joe Price a souligné que la banque avait toujours l'intention de vendre First Republic Bank, une banque privée basée à San Francisco héritée de son rachat de Merrill Lynch. Elle envisage également de céder "plusieurs autres unités", y compris le fonds d'investissement Columbia Management, et de former "plusieurs coentreprises".
Comme le lui permettent les régulateurs, Bank of America va mettre à profit le mois qui vient pour mettre au point un plan de recapitalisation. Ce plan, qui aura "plusieurs composantes", ne fera pas appel à l'argent de l'Etat, a assuré la première banque américaine par les actifs. Joe Price a souligné qu'il entendait faire en sorte que l'Etat, qui a injecté 45 milliards de dollars dans Bank of America depuis l'automne, n'ait pas à transformer ses titres hybrides en actions ordinaires, ce qui lui aurait donné voix dans la gestion de la société.
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