Société Générale : vers la suppression de 1.500 postes en Russie

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Le groupe Rosbank employait fin 2014 quelque 20.500 salariés.
Le groupe Rosbank employait fin 2014 quelque 20.500 salariés. (Crédits : Reuters)
Confronté à la dégradation de la situation économique du pays, la filiale russe Rosbank envisage de supprimer près de 15% de ses effectifs. Une telle option avait déjà été envisagée en 2014.

La situation économique russe impacte Société Générale. La banque française  envisage de supprimer 1.500 postes en 2015 au sein de sa filiale russe Rosbank, a indiqué vendredi 13 février à l'AFP un porte-parole du groupe, confirmant une information de l'agence Bloomberg News.

Les suppressions de poste représenterait environ 13,6% du nombre total de salariés (20.500) du groupe Rosbank 2014. L'établissement opère notamment dans la banque de détail, le crédit immobilier et le crédit à la consommation.

538 millions d'euros de perte en 2014

En marge de la présentation de ses résultats annuels jeudi, Société Générale avait anticipé une perte pour ses activités russes en 2015, liée à une hausse attendue du coût du risque, sous forme de provisions passées pour faire face aux risques d'impayés. En 2014, ces mêmes activités ont déjà fini dans le rouge, avec une perte de 538 millions d'euros, largement due à une dépréciation de 525 millions d'euros passée au premier trimestre.

Plombée par les sanctions occidentales liées au conflit en Ukraine et à la baisse des prix du pétrole, la Russie souffre économiquement depuis plusieurs mois, ce qui pénalise les groupes étrangers qui y ont des activités. Pour 2015, SocGen anticipe une baisse de 4% du Produit intérieur brut en Russie et une inflation de 14%.

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Commentaires
a écrit le 14/02/2015 à 12:48 :
Les banques européïstes voient leurs clients déserter. Elles devront partir. Pour l'instant il n"y a pas de réciprocité pour que des banques russes puissent acheter ou s'établir correctement en Europe, les russes appliquent donc leur propre forme de réciprocité : la porte.
a écrit le 13/02/2015 à 23:14 :
Ce n'est que le début du retour de balancier en rapport avec les sanctions. 0n risque 5 milliards € pour les Mistrals non livrés. Il est aussi bizarre que le Général Sissi ait acheté nos Rafales alors que Dimanche 8 Février, il recevait le président Poutine en fanfare. En plus d'aide pour le nucléaire, il fut question d'armements...
Peut-être que le président russe est plus concerné par les droits de l'homme que l'est Hollande....
Réponse de le 14/02/2015 à 12:43 :
Le financement du contrat egyptien pour les Rafales est garanti par un consortium de banques francaises (SG, BNP etc ), donc attendez vous a ce que le gouvernement egyptien fasse un bon defaut de paiement une fois les Rafales livres, et la facture sera prise en charge par le contribuable francais
Réponse de le 02/03/2015 à 20:42 :
C'est incroyable les idioties que l'on peut lire! Depuis quand un contrat Egyptien serait garantie par des banques francaises...
a écrit le 13/02/2015 à 17:30 :
Dans un avenir (et pas si lointain que cela) il n'aura en Russie que des sociétés et des banques russes et chinoises avec quelques-unes de pays du BRICS. Les sociétés des pays de l'UE ainsi que celles des USA sont vouées à l'extinction progressive. Moscou sort petit à petit de son ancien système capitaliste pour reprendre le système chinois (qui est d'ailleurs une invention de l'Académie des Sciences de Moscou) plus sûr car tourné sur des bases de la production intérieure du pays, moins dépendant des investissements étrangers.

Sarkozy (et bien d'autres) avait tout à fait raison quand il parle que la France devrait avoir en Russie une alliée tous azimuts, il a le flair (ainsi comme Chirac) pour savoir où se trouve l'argent. Mais la France, hélas, n'est plus maîtresse de son destin, celui-ci appartient désormais aux néocons et banksters américains dont Hollande et Macron s'en font les porte-paroles.

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