Les fondateurs d'Atom Bank, Anthony Thompson, président, et Mark Mullen, directeur général, souhaitent travailler sur le bien -être des salariés.
Atom Bank
La néobanque devient la première grande entreprise britannique à proposer, en option, à ses salariés la semaine de travail de quatre jours. Soit une semaine de 34 heures, rémunérée aux mêmes conditions que la semaine de cinq jours sur 37,5 heures. C’est l’une des conséquences, selon la banque, de la crise sanitaire qui a bouleversé l’ordre des priorités des salariés en faveur de la vie personnelle.
Les néobanques innovent, même dans le domaine des ressources humaines. Au Royaume-Uni, Atom Bank propose, depuis le 1er novembre, à ses 450 salariés la semaine de travail de quatre jours. Les longs week-ends, du vendredi au lundi, seront même la règle par défaut, à l'exception des salariés travaillant pour certaines fonctions opérationnelles, notamment la relation clientèle.
Pour ces derniers, le jour de congé supplémentaire pourra varier dans la semaine pour assurer une continuité de service. C'est une option, et non une contrainte, chacun pouvant rester sur le rythme de cinq jours par semaine. Une phase de test est néanmoins prévue pendant plusieurs semaines pour valider cette réorganisation du temps de travail.
Effet Covid
La direction de la banque justifie sa décision par une nécessaire adaptation de l'entreprise aux nouveaux usages du XXIe siècle, qui se sont singulièrement accélérés pendant la crise sanitaire.
« Depuis mars 2020, Atom Bank, comme presque toutes entreprises, a dû s'adapter à de nouvelles méthodes de travail en faisant voler en éclats de nombreux mythes sur le lieu de travail », explique Mark Mullen, directeur général de la banque. En un mot : il est temps de changer et d'aller plus loin dans l'organisation du temps de travail, au-delà de la question du télétravail.
Toutes les études convergent sur le désir d'un nombre croissant de salariés de réévaluer la relation entre le travail et la vie personnelle, et qui s'est singulièrement développée pendant la pandémie. Déjà pris en compte avant la crise sanitaire, le bien-être au travail est devenu un élément clé de la stratégie de nombre d'entreprises, à la fois pour conserver leurs talents mais surtout pour en attirer d'autres.
« Nous pensons que le passage à la semaine de quatre jours peut offrir une variété d'avantages qui peuvent changer la vie de notre équipe », avance la banque dans son blog.
Cette dernière entend ainsi suivre l'exemple des entreprises islandaises qui ont testé la semaine des quatre jours entre 2015 et 2019, avec des résultats probants sur l'équilibre et la santé des salariés. Et en conséquence, sur la productivité au travail et le recul des arrêts maladie.
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