Commerzbank taille dans ses effectifs pour contrer les plans d'UniCredit
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La banque allemande Commerzbank compte supprimer 3 900 postes d'ici 2028.
Ralph Orlowski
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La banque allemande Commerzbank compte supprimer 3 900 postes d'ici 2028.
Ralph Orlowski
[Article publié le jeudi 13 février 2025 à 09h35 et mis à jour à 12h32] La banque allemande Commerzbank compte supprimer 3 900 postes d'ici 2028. Un plan d'économies destiné à affirmer son indépendance au moment où l'italienne UniCredit est en embuscade pour la racheter. Ces suppressions de postes interviennent après des résultats financiers records en 2024. Le bénéfice net a atteint le niveau record de 2,7 milliards d'euros en 2024, en hausse de 20 % sur un an, comme annoncé fin janvier.
Elles sont justifiées par « la numérisation et l'essor des sites internationaux », d'après la banque ce jeudi, et entraîneront 700 millions d'euros de charges de restructuration en 2025, selon un communiqué. Commerzbank compte ainsi se séparer de près de 10 % de l'effectif actuel, en évitant les départs contraints, avec un programme de préretraite progressive proposé dès cette année.
En parallèle, des recrutements se feront à l'étranger et au sein de la filiale polonaise mBank. La banque assure qu'à terme, ses effectifs resteront stables à environ 36 700 employés à temps plein. Depuis 2021, la seconde banque privée allemande a déjà supprimé plusieurs milliers d'emplois, et a fermé des centaines d'agences, permettant à ses résultats de nettement rebondir depuis 2022.
UniCredit a surpris le marché en septembre en acquérant 9,5 % de Commerzbank, dont la moitié auprès de l'État allemand, alimentant les spéculations sur un rachat. Le cours de Commerzbank avait ainsi grimpé de 50 %, en vue de cette perspective. Puis en décembre, le patron d'UniCredit, Andrea Orcel, a déclaré détenir 28 %, sous réserve d'autorisations. Ses projets de fusion, suspendus jusqu'aux élections allemandes du 23 février, rencontrent l'opposition de Commerzbank et du gouvernement allemand, l'État détenant encore 12 % de la banque.
La banque allemande Commerzbank est « concentrée » sur sa stratégie d'indépendance, a insisté jeudi sa présidente Bettina Orlopp. « Je crois que nous avons un très bon plan pour créer une valeur ajoutée attractive pour toutes nos parties prenantes d'ici 2028 », a martelé la présidente du directoire et ancienne directrice financière de la banque.
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Une rencontre avec Andrea Orcel « pour examiner la situation » est uniquement envisageable « une fois que nous saurons quelle est (sa) proposition » et avec en main « l'esquisse d'une éventuelle combinaison » entre les deux groupes, a-t-elle ainsi prévenu. Avant d'ajouter : Les conditions « sont un peu différentes de celles où deux banques se réunissent et se demandent simplement si une combinaison est une bonne idée ».
« Nous attendons de pouvoir engager des discussions avec le nouveau gouvernement », avant toute décision sur une éventuelle offre, a expliqué de son côté en amont Andrea Orcel. Le patron d'UniCredit a confirmé s'accorder environ un an avant de passer à l'acte ou non, assurant qu'une décision finale ne serait pas prise avant « trois, quatre ou cinq trimestres ». Il s'est néanmoins dit « optimiste » quant aux chances d'arriver à un « résultat positif » concernant Commerzbank après « des discussions constructives ».
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La deuxième banque italienne UniCredit a, par ailleurs, dépassé ses objectifs en dégageant un bénéfice net de 9,7 milliards d'euros en 2024. De quoi conforter son PDG dans ses projets d'acquisitions audacieux. UniCredit a lancé fin novembre une offre publique d'échange (OPE) d'actions sur Banco BPM, la valorisant à 10,1 milliards d'euros. Andrea Orcel a de nouveau surpris les marchés début février en rachetant une participation de 4,1 % dans l'assureur Generali.
(Avec AFP)
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