L'attaque en Bourse a été violente. Au lendemain de l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par Emmanuel Macron, les banques françaises cotées (BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA) ont brutalement décroché en deux séances, reculant respectivement de 9%, 12% et 8%. Ces valeurs n'ont pas réussi à remonter la pente depuis, malgré le rebond du marché au lendemain du premier tour des élections législatives. La dette bancaire a également été sanctionnée sur un marché du crédit plutôt résilient.
Les banques sont les valeurs les plus exposées au risque politique. Et pour cause, elles sont tout simplement fortement corrélées au risque souverain. C'est d'ailleurs vrai dans tous les pays, que ce soit l'Italie ou la Grèce, comme plus récemment au Royaume-Uni lors de la « mini crise » de la dette sous le gouvernement de Liz Truss.