La perte de Société Générale masque d’excellents résultats opérationnels
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
A quelques mois de son départ - le nom de son successeur sera connu à l'automne prochain pour un départ effectif avant mai 2023 -, Frédéric Oudéa, directeur général du groupe Société Générale, peut se féliciter « de deux ans d'intenses transformation et de simplification du business model», même si les nombreux chantiers lancés prendront leur plein effet à partir de 2023. A l'image de son concurrent BNP Paribas, le groupe affiche en effet, au second trimestre, des résultats, bien meilleurs qu'attendu.
Certes, les résultats sont lestés par la perte comptable avant impôts de 3,3 milliards liée à la vente contrainte de sa filiale russe Rosbank. D'où une perte comptable de 1,48 milliard d'euros au second trimestre. Mais l'essentiel est ailleurs.
Hors l'élément exceptionnel russe, le groupe affiche un résultat net sous-jacent de 1,5 milliard d'euros - mieux qu'au second trimestre 2021 - et surtout il réalise un carton plein sur l'ensemble de ses activités. Au total, le chiffre d'affaires trimestriel dépasse les 7 milliards d'euros (+13%), les coûts sont maitrisés (+5%), ce qui permet d'améliorer le coefficient d'exploitation à 61,8%, le coût du risque reste bas (15 points de base sur une prévision moyenne d'ici 2025 de 30 à 35 points de base) et le résultat d'exploitation réalise un bond de 19% à 2,39 milliards d'euros, supérieur de moitié aux prévisions des analystes financiers.
À lire également
Dans la foulée, la banque a confirmé son programme de rachat d'actions d'un montant de 915 millions d'euros. Compte tenu de la forte décote du titre en Bourse - le cours représente environ 40 % de l'actif net- la banque compte d'ailleurs poursuivre sa politique de rachat d'actions, à hauteur maximal de 40% de la distribution aux actionnaires (plafonné à 50 % du résultat net sous-jacent).
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie