Résultats de BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole : jusqu'ici, tout va bien !
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En trois mois, le paysage du monde a radicalement changé. A une vitesse rarement constatée dans le passé. Une guerre de conquête territoriale s'est invitée en Europe, les banques centrales courent désormais après l'inflation et les perspectives de croissance se sont singulièrement assombries.
C'est dans ce contexte particulier que les résultats au premier trimestre des principales banques françaises cotées peuvent délivrer de précieux enseignements. La banque est en effet le reflet de la vie économique. Première surprise, les résultats de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole SA s'avèrent plus que solides.
BNP Paribas a ainsi ouvert le bal des publications en fanfare, en battant toutes les prévisions. Les revenus sont ainsi en progression de 12 % en glissement annuel à 13,2 milliards d'euros, et même de 19% en glissement trimestriel. Selon le courtier Jefferies, 70 % de cette hausse des revenus provient de la banque d'investissement, en particulier les activités de marché. Mieux, les profits de la première banque de la zone euro dépassent de moitié les attentes des analystes à 2,1 milliards.
De son côté, Société Générale a publié ce matin des résultats tout aussi solides. Ses revenus, plus élevés que prévu, dans tous ses métiers, sont en hausse de 17 % en glissement annuel à 7,3 milliards d'euros, et le résultat net affiché de 842 millions (+3% en glissement annuel) dépasse également les attentes.
En revanche, Crédit Agricole SA (CASA), la structure cotée du groupe mutualiste, pourtant réputé par la régularité de ses résultats, déçoit. Les revenus sont certes bons (+8% glissement annuel) à près de 6 milliards d'euros, mais moins dynamiques que les deux autres banques françaises. Surtout, le groupe voit son coefficient d'exploitation se dégrader, en se maintenant tout de même sous le seuil des 60%.
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