Société Générale: départ surprise de Frédéric Oudéa
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Frédéric Oudéa assumait la direction générale de Société Générale depuis 2008, un record de longévité dans la banque.
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Frédéric Oudéa assumait la direction générale de Société Générale depuis 2008, un record de longévité dans la banque.
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Après des résultats records en 2021, l'année 2022 devait être celle de la consécration de la stratégie menée ces dernières années par Frédéric Oudéa pour faire oublier la crise financière de 2008 et les errements de l'affaire Kerviel. Elle sera finalement celle de l'annonce de son départ de la direction générale de la banque, une fonction qu'il occupe depuis 2009 - avec même une casquette de PDG entre 2009 et 2015 - un record de longévité dans la banque en France.
Dans un bref communiqué publié en fin d'après midi, la banque indique en effet que Frédéric Oudéa "ne sollicitera pas le renouvellement de son mandat d'administrateur et de directeur général en mai 2023" à l'occasion de l"assemblée générale qui se tient ce mardi. Le président du groupe bancaire, Lorenzo Bini Smaghi, a indiqué qu'un processus de sélection d'un nouveau directeur général a été décidé par le conseil d'administration sur proposition du comité des nominations et de gouvernement d'entreprise à l'horizon 2023. D'ici là, Frédéric Oudéa continuera à diriger la banque.
"C'est une décision prise prise avec humilité, beaucoup d'émotion mais aussi beaucoup de sérénité", a ainsi déclaré le directeur général lors de l'assemblée générale.
Cette annonce est une surprise. Lors de la présentation des résultats trimestriels, le dirigeant se félicitait de mettre en œuvre tous ses chantiers stratégiques, que ce soit la fusion des réseaux d'agences domestiques pour créer une "nouvelle banque", la finalisation de l'acquisition de LeasePlan pour se hisser au premier rang mondial du leasing automobile et construire ainsi un "troisième pilier" pour la banque, en passant par la croissance accélérée de Boursorama et la remise en ordre de la banque d'investissement.
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Certains esprits chagrins mettaient cependant en doute cette stratégie, le leasing automobile ou la banque en ligne ne pouvant pas, à leurs yeux, remplacer le rayonnement d'antan de la banque sur les activités de marché. La vente de Lyxor l'an dernier à Amundi marquait incontestablement la fin d'une époque.
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