Bruxelles soupçonne huit banques d'entente sur le marché obligataire

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En décembre dernier, dans un dossier distinct, la Commission a mis en cause quatre banques suspectes d'entente sur le marché des obligations souveraines et supra-souveraines libellées en dollar.
En décembre dernier, dans un dossier distinct, la Commission a mis en cause quatre banques suspectes d'entente sur le marché des obligations souveraines et supra-souveraines libellées en dollar. (Crédits : Francois Lenoir)
La Commission européenne a communiqué à huit banques ses griefs portant sur des soupçons d'entente sur le marché des obligations d'Etat entre 2007 et 2012 qui aurait faussé les prix. En décembre, elle avait annoncé suspecter quatre banques (dont Crédit Agricole et Deutsche Bank) d'ententes sur les obligations souveraines en dollar.

Nouvelle affaire de cartel dans la banque de marchés. La Commission européenne a annoncé  ce jeudi 31 janvier avoir informé huit banques de l'Union qu'elle les soupçonnait de s'être entendues pour fausser la concurrence sur le marché des obligations d'Etat entre 2007 et 2012. Sans nommer les établissements visés, la Commission précise dans un communiqué que certains traders des banques impliquées échangeaient des informations "sensibles sur le plan commercial" et "ont coordonnée leurs stratégies de trading", entre autres par le biais de forums de discussion en ligne.

"La Commission craint qu'à différentes périodes entre 2007 et 2012, les huit banques aient participé à un système collusoire visant à fausser la concurrence lors de l'acquisition et du trading d'obligations d'État européennes", dit-elle dans un communiqué.

L'enquête en cours "ne signifie pas que la pratique anticoncurrentielle présumée était généralisée dans le secteur" des obligations d'Etat et "l'envoi d'une communication des griefs ne préjuge pas de l'issue d'une enquête" rappelle la Commission.

Les banques concernées risquent des amendes pouvant atteindre jusqu'à 10% de leur produit net bancaire annuel. L'AFP cite le nom de Bank of America Merrill Lynch comme l'une des huit banques visées.

En décembre dernier, dans un dossier distinct, la Commission a mis en cause quatre banques, sans les nommer, suspectes d'entente sur le marché des obligations souveraines et supra-souveraines libellées en dollar. On a su par la suite qu'il s'agissait de Crédit Agricole, Deutsche Bank, Credit Suisse et d'une quatrième, possiblement Bank of America Merrill Lynch.

Ces deux affaires rappellent le scandale de l'Euribor, une vaste entente sur les dérivés de taux d'intérêt qui coûta cher, des dizaines voire des centaines de millions à plusieurs grandes banques.

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 01/02/2019 à 17:29 :
ca fait longtent que je denonce que bruxelles est un repere des banquier de la grande fimance; IL ARRIVE QUE LES BANQUIERS SE MANGENT ENTRE EUX C ELA FAIS PARTIE DE LEURS JOB? ils n arriverons jamais a la cheville des américains???
a écrit le 01/02/2019 à 7:42 :
Quand on pense que ces banques déclinent à satiété leurs valeurs éthiques. C'est que du toc.
a écrit le 01/02/2019 à 7:42 :
Cette affaire ne peut être un scandale car les ententes sont un des critères des affaires le toujours plus de profits ne peut qu'engendrer des accords. En France, pour les autres pays je ne sais, un autre acteur qui se dit "propre" l'état, bénéficie des amendes pour alimenter le budget au détriment de celui qui est floué LE CLIENT. Je pense il y a quelques années aux télécoms 560 millions, l'affaire sur l'entente des taux l'Euribor, en 2018 aux industriels des produits blancs 160 millions etc En fait nous avons deux acteurs qui volent LE CLIENT les entreprises concernées mais aussi l'état. M. Le Maire ministre de l'économie, avant tout un donneur de leçons comme l'ont été tous ses prédécesseurs, est aussi dans sa fonction de ministre un voleur des deniers clients. Ces affaires sont une tambouille entre l'industriel et le politique LE CLIENT ou parfois LE CONTRIBUBALE comme dans cette affaire qui sont toujours les perdants. Autre point qui montre aussi la complaisance des institutions politiques en l'occurrence la magouille inventée par Goldman Sachs dans l'affaire grecque banque qui n' a jamais été inquiétée par la Grèce et surtout Bruxelles ou l'Eurogroupe la nous sommes dans le pire des cas et pourtant aucune poursuite.
a écrit le 31/01/2019 à 21:14 :
Moi je propose une amende de 13 milliards d'euros pour bank of america.
On cherche un prétexte et on encaisse.
Les américains le font, il ne faut pas se gêner.
a écrit le 31/01/2019 à 19:49 :
Bruxelles constate les conséquences dont elle est la cause!

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