C'est un peu Noël avant l'heure pour les banques américaines et leurs actionnaires. Depuis l'élection de Trump, et la perspective d'une dérégulation du secteur par le prochain président, les valeurs bancaires sont à la fête, grimpant de plus de 20%. Le cours de JP Morgan a tellement monté que le patron, Jamie Dimon, a indiqué lors d'une réunion avec des investisseurs, à New York mardi, qu'il envisageait le versement d'un dividende exceptionnel.
Une éventualité qui se concrétisera si l'action atteint "un certain cours", qu'il n'a pas précisé, et à la place d'un rachat d'actions.
Depuis le début de l'année, le titre JP Morgan affiche un gain de 26% à Wall Street, les trois quarts de cette progression remontant au lendemain de l'élection présidentielle. C'est quatre fois mieux que l'indice S&P500 et plus de trois fois mieux que le Dow Jones, dont il fait partie.
Jamie Dimon était pressenti pour le poste de Secrétaire au Trésor par Trump, qui lui a finalement préféré Steven Mnuchin, un ex-Goldman Sachs. Le magnat de l'immobilier s'est déclaré en faveur d'un allègement, voire d'une suppression de la loi Dodd-Frank de régulation bancaire mise en place après la crise financière.
À lire également
Le boss de JP Morgan a également annoncé que les activités de marchés étaient à nouveau en forte hausse ce trimestre, "de 15%, voire plus" par rapport à l'an passé. Un commentaire de bon augure pour les résultats du quatrième trimestre. Selon le consensus, la banque devrait engranger un bénéfice de 5 milliards de dollars au dernier trimestre.
[Avec Reuters]
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie