FMI : l'UE choisit la Bulgare Kristalina Georgieva pour remplacer Lagarde

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Christine Lagarde avec Kristalina Georgieva au Forum de Davos en janvier 2019.
Christine Lagarde avec Kristalina Georgieva au Forum de Davos en janvier 2019. (Crédits : Reuters)
Les pays de l'UE ont finalement réussi à tomber d'accord sur la candidature européenne de la Bulgare Kristalina Georgieva pour remplacer Christine Lagarde à la tête du Fonds monétaire international. Le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem a annoncé sa défaite sur Twitter.

[Article mis à jour à 21h45]

Il ne restait plus que trois candidats ce vendredi matin après le retrait du ministre des Finances portugais, l'économiste Mário Centeno, puis de la ministre espagnole de l'Economie et des Entreprises, Nadia Calviño Santamaria. Puis en début d'après-midi, le gouverneur de la Banque de Finlande, Olli Rehn, déjà candidat malheureux à la succession de Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé lui-même sur Twitter qu'il se retirait de la course pour la direction du Fonds monétaire international (FMI).

Ne restait plus qu'un duel entre un homme et une femme : le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem (53 ans), ex-président de l'Eurogroupe et ex-ministre des finances de 2012 à 2017, travailliste mais tenant des politiques d'austérité, et soutenu par l'Allemagne, face à la Bulgare Kristalina Georgieva, actuellement directrice générale de la Banque mondiale, soutenue par la France. A bientôt 66 ans (le 13 août prochain), elle dépassera la limite d'âge de 65 ans fixée dans les statuts du FMI, lors du vote des pays membres prévu avant le 4 octobre.

Les pays membres de l'Union européen ont finalement réussi à se mettre d'accord sur la candidature de Kristalina Georgieva. Selon le Financial Times, la Bulgare avait obtenu le soutien de 56% des 28 Etats membres ne représentant que 57% de la population de l'UE alors que le minimum requis est de 65%.

Jeroen Dijsselbloem a reconnu sur Twitter sa défaite et félicité Kristalina Georgieva.

I congratulate Kristalina Georgieva with the outcome of todays European votes. I wish her the utmost succes.

— Jeroen Dijsselbloem (@J_Dijsselbloem) August 2, 2019

Un vote, faute de consensus

Faute de s'entendre sur un candidat de consensus, comme l'avait espéré Bruno Le Maire lors de la réunion du G7 Finances à Chantilly le 18 juillet dernier, les gouvernements de l'Union européenne avaient opté pour un vote, une procédure très inhabituelle, à laquelle le gouvernement britannique a refusé de participer.

Le vote des ministres des Finances, par courrier électronique, s'est déroulé selon les règles européennes de la majorité qualifiée : le candidat retenu devait obtenir le soutien de 55% des pays membres, soit 16 pays, représentant au moins 65% de la population de l'UE.

Interrogé le 25 juillet sur son éventuelle candidature au poste, Mario Draghi avait déclaré « je suis honoré que l'on pense à moi. Mais je ne suis pas disponible ». Le banquier central italien fêtera bien ses 72 ans et n'était théoriquement pas éligible.

Le poste de directeur général du FMI est rémunéré un peu plus de 500.000 dollars par an, nets d'impôt. L'organisation, dont le siège est à Washington, emploie environ 2.700 personnes de 150 nationalités.

Le candidat retenu par l'UE a officiellement jusqu'au 6 septembre pour se déclarer auprès du FMI, qui nommera son nouveau directeur général d'ici au 4 octobre.

La mission du FMI est d'encourager « la stabilité financière et la coopération monétaire internationale, et [...] de faciliter le commerce international, d'œuvrer en faveur d'un emploi élevé et d'une croissance économique durable, et de faire reculer la pauvreté dans le monde » fait valoir l'institution sur son site.

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a écrit le 05/08/2019 à 15:22 :
Donc le fmi est une organisation européenne? car pour le coup, cela me semble finalement pas autre chose !!!
et les potions données pour les pays pauvres, pour avoir un crédit, dit qu'effectivement comme le franc CFA, disons que l'on comprend mieux a quoi sert cet organisme !!!
a écrit le 05/08/2019 à 8:41 :
Le moins mauvais choix des deux, on suppose que les propos orduriers de l'autre envers les peuples des pays d'europe du sud ont empêché d'accéder à ce poste, enfin du moins on l'espère...
a écrit le 03/08/2019 à 14:07 :
En attendant quelle est la politique Macron économique de la France ?
a écrit le 03/08/2019 à 13:21 :
C'est bizarre de choisir un candidat qui ne peut être élu selon les règles constitutionnelles du FMI. Est-ce une invitation au reste du monde à présenter un candidat éligible?
a écrit le 03/08/2019 à 10:29 :
Bravo pour le respect des règles de gouvernances de EU et du FMI !
Les règles des votes de l'UE et de l'âge n'ont pas été appliquées et cela risque de créer des précédents très regrettables, surtout au niveau de l'UE.
Je n'ai absolument rien contre madame Kristalina Georgieva qui est probablement très compétente pour occuper cette fonction mais sa nomination est entachée d'erreurs.
Cordialement
Réponse de le 04/08/2019 à 12:57 :
Si Lagarde a pu garder le job 10 ans, c'est que n'importe quel(le) ignorant(e), même condamné(e) par la justice peut le faire.

Donc pourquoi pas cette personne, dont rien ne nous permet de penser qu'elle sera moins compétente que Lagarde ?
Sauf erreur de ma part, la question de l'âge court à partir de la date de nomination, donc on est dans les clous.
Réponse de le 04/08/2019 à 15:21 :
@bof le 04/08/2019 à 12:57
Savez-vous lire ?
Citation
""A bientôt 66 ans (le 13 août prochain), elle dépassera la limite d'âge de 65 ans fixée dans les statuts du FMI, lors du vote des pays membres prévu avant le 4 octobre"
Cordialement
a écrit le 03/08/2019 à 10:11 :
Pourquoi Lagarde condamnée dans l'affaire Tapie occupe-t-elle des responsabilités de haut niveau ?!
Réponse de le 03/08/2019 à 18:35 :
Dans l’affaire Tapie,elle a été condamnée pour «négligence» mais dispensée de peine. Avec cette cerise sur le gâteau : non-inscription au casier judiciaire.
a écrit le 03/08/2019 à 9:42 :
Mais, mais cette Kristalina Georgenia, c'est loiseau ?
a écrit le 03/08/2019 à 8:55 :
J’aurai préféré qu’elle prenne en charge des postes importants dans son pays la Bulgarie afin de relever le niveau de vie de son pays qui est ã la traine en Europe, mais son destin personnel a primé
a écrit le 03/08/2019 à 6:45 :
Non, c'est pas vrai @ ils ont nommes loiseau.
a écrit le 02/08/2019 à 22:56 :
Comme la sélection ne se fait pas au niveau "du peuple", le cursus est bien canalisé!
a écrit le 02/08/2019 à 22:02 :
Amusant de lire que Jeroen Dijsselbloem, “tenant des politiques d’austerite”, fut candidat pour un poste remunere 500000 dollars US net d ‘impots....
Réponse de le 03/08/2019 à 8:26 :
Amusant de lire que l'ex president socialiste Hollande recoit un million euro par an, plus un appartement en Paris, plus une voiture avec chauffeur, plus un(e) secretaire, plus des gardes, pour la reste de sa vie. Tout ca pour seulement 5 ans de travail.
Réponse de le 03/08/2019 à 9:43 :
@revo

Tu peux rajouter Giscard ,Chirac et Sarkozy
Réponse de le 03/08/2019 à 9:44 :
A REVO. Pour cinq ans de travail. Comme vous y allez.....Qu'a t-il fait de notable a part relever vos impots . Rien de rien.
Réponse de le 04/08/2019 à 13:09 :
Je ne sais pas où vous êtes allé chercher ce millions de retraite annuelle pour Mr Hollande.
Au mieux ce sera 15000€ net mensuel, et ce pour l'ensemble de son parcours (avoir été président de la république ne rapporte "que" 5000 € nets par mois ).

Comme il a choisi, fort sagement, de ne pas hanter le conseil constitutionnel, il a également renoncé à 7000 € mensuels net.

Pour ce qui est des avantages matériels, certes considérable, c'est lui qui a décidé par décret de restreindre les frais de voyage et de réception aux seules activités strictement liées à son ancien job.
Il ne fera pas payer ses vacances en Egypte ou l'ïle Maurice, par les deniers publics.

J'attends avec curiosité de voir si Mr Macron va au bout de sa logique de chasse au gaspi, indexe la retraite de président sur le système réformé et renonce aux avantages en nature (à l'exception des dépenses de sécurité).
Réponse de le 05/08/2019 à 11:51 :
Ok. Alors, combien coute le ex-president retraite tous les frais et les emoluments confondus? Plusiers millions euros par an bien sur. Toujours pour que 5 ans de travail.

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