Fraude fiscale : amende record dans l'affaire France Offshore

latribune.fr

latribune.fr
L'affaire remonte aux années 2008-2012 : la société France Offshore promettait "le paradis fiscal pour tous", en particulier pour des patrons de petites entreprises françaises, des commerçants et des professions libérales. D'artisanal, le système de blanchiment et fraude fiscale était devenu "industriel", selon la justice française, qui y a mis un terme. Les montages passaient par la Lettonie et c'est l'intermédiaire qui a facilité les transferts de fonds, la banque lettone Rietumu, qui a écopé de la plus lourde peine : le tribunal correctionnel de Paris l'a condamné à une amende de 80 millions d'euros, l'équivalent de son bénéfice de l'an passé, et à une interdiction d'exercer en France pour cinq ans.
C'est l'une des plus lourdes peines jamais infligées en France à une banque dans une affaire de fraude fiscale. En décembre dernier, la banque suisse Reyl a été condamnée à une amende de 1,9 million d'euros dans l'affaire Cahuzac. Les magistrats français ont, dans leur jugement, évalué à "au moins 203 millions d'euros" les sommes blanchies via France Offshore.
Le patron de Rietumu, Alexander Pankov, a été condamné à quatre ans de prison avec sursis, le représentant de la banque en France, Sergejs Scuka, a écopé d'un an de prison avec sursis.
À lire également
Quant au principal instigateur du système de fraude, le fondateur de France Offshore, Nadav Bensoussan, il a été condamné à cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis, mise à l'épreuve - une peine aménageable - ainsi qu'à 3 millions d'euros d'amende. Il est aussi interdit à vie d'exercer toute activité de gestion ou de conseil financier. Son homme de paille, Yaakov Vogel, qui serait détenu en Argentine, a été condamné à un an de prison et à payer 100.000 euros.
Des peines de prison avec sursis et des amendes ont aussi été prononcées contre trois clients, une avocate et d'anciens salariés.
(avec AFP)
latribune.fr
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État va entrer au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise
Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028
Nucléaire : le Blayais finalise son dossier pour accueillir les réacteurs nouvelle génération
Industrie, mobilités, logements, géothermie : la nouvelle offensive verte de l’Occitanie