Le fonds Candover broie du noir

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Le fonds d'investissement britannique Candover a vu la valeur de ses actifs plonger de 50% en 2008. Il va réduire ses effectifs.

La crise économique et financière touche aussi les fonds d'investissement, spécialistes des opérations de rachat d'entreprise par endettement donc avec effet de levier (LBO, leveraged buy out) qui peinent aujourd'hui à trouver des financements auprès des banques, elles aussi fragilisées par la crise.

Ainsi, le fonds britannique Candover annonce ce lundi que la valeur nette de ses actifs a plongé de 50% en raison de la tempête boursière. Elle est passée en un an de 2065 à 1026 pence par action.

En conséquence, la firme affiche une perte nette pour 2008 de 212,6 millions de livres (240 millions d'euros) contre un bénéfice de 134,9 millions un an plus tôt.

Candover annonce qu'il va renoncer à une nouvelle campagne d'investissements d'un milliard d'euros et supprimer des postes, notamment en Europe de l'Est et en Asie où il compte douze représentants.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Enfin les tueurs de l'emploi sont bléssés la mort à quelle date. Car les "racheteurs" d'entreprises sont les pourvoyeurs de chômage et de destruction morale des Hommes.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Génial, la seule bonne surprise des subprimes sera de saigner à blanc les sociétés de private equity et autres junkies du lbo. Les gérants et salariés des sociétés de capital investment doivent être internés et traités comme des malades mentaux. Les trolls cupides de la "haute finance" doivent payer et disparaitre. Tant que le ver est dans le fruit, il continue de spéculer. Combien de salariés ont perdu leur emploi pour que ces sales batards se gavent sur leur dos?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Espérons que la crise eliminera definitivement cette industrie nauséabonde de vautours cupides. Combien de milliers de salariés ont perdu leur emploi pour rembourser la dette infecte que ces nabots infligent à leur "cible"
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une petite fable pour les doctes pourfendeurs du private equity qui nous ont gratifiés de leurs commentaires étincelants sur cet article:

Un papi monte y'a 20 ans une de ces milliers de PME françaises qui font bosser les gens d'un quelconque patelin pommé quelque part dans ce pays. La boîte tourne bien, fait vivre une centaine de familles, fait des profits, paie ses impôts, finance les services municipaux du coin, cotise à la sécu, à l'urssaf, etc... bref une de ces boîtes qui font l'économie française et financent notre modèle social.

Mais Papi est fatigué, veut partir à la retraite et ses mômes veulent pas reprendre car ils ont d'autres passions et c'est normal - l'époque où on devenait son père ou rien est révolue et heureusement.

Donc 2 options pour Papi :
- vendre au gros groupe international qui contrôle le métier à échelle mondiale et qui convoite la PME de Papi depuis belle lurette,
- vendre à son bras droit qui est plus jeune, contribue au succès depuis des années et a gagné la confiance et le respect de l'équipe.

Le problème avec la première solution est connu - synergies, économies d'échelle, blabla - la production est reprise par l'usine en tchékie orientale car les mecs y coûtent moins cher, le marketing va en batavie du sud car l'unité là-bas gère déjà toute la stratégie "monde" ... bref, on garde le carnet clients et la marque et on décrète le patelin de Papi dissout et abandonné au milieux du désert industriel français...

Le problème avec la 2ème solution est différent : la boîte est une très belle boîte qui vaut dans les 10M? et notre bras droit n'a que 400k? d'économies et s'il gage sa maison, ça lui fera 750k, et s'il emprunte à qqs amis et à la famille, il arrive à 1,2m max mais pas plus... et déjà c'est archi tendu. Donc le bras droit qui est plein d?initiatives va voir le banquier local et lui dit "tiens, je veux reprendre notre shtite boîte locale et continuer l'activité du coin! j'ai déjà 1M? d'apport personnel!! il ne me manquent plus que 9m? - une bagatelle quoi - vous voudrez bien me financer 90% du prix ? Je vous gage ma maison en garantie - elle coûte 350k et est déjà gagée, ça vous rassure, non ?!!".

Bref, ça a l?air cuit quoi... Et c'est là que ... miracle de tous les miracles!!! Une bande de junkies du lbo - vautours de la finance et nabots humains de moralité détruite - surgissent du royaume de Lucifer pour investir aux côtés du repreneur et rendre la continuité de l'activité du patelin possible en freinant la désertification industrielle de la France. Mus par une cupidité aveugle, ces créatures de l?enfer permettent la survie et l'essor du modèle économique de milliers de maillons de base de l?économie française.

Tout ça pour dire que les tueurs de l?emploi existent, mais faut les chercher ailleurs. Ok, 1 LBO sur 50 se passe mal, mais si qqn sait faire mieux alors il est heureux ? son avenir dans le private equity est assuré !

L?ignorance emmène la suspicion. Et la suspicion en temps de crise emmène la haine violente qui caractérise les commentaires précédents. Et malheureusement pour les acteurs du private equity, chaque crise emporte dans sa tombe son lot de faux coupables ? sorcières chassées par la ferveur aveugle de béotiens endoctrinés.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cool, la "destruction morale des hommes"... Maintenant je sais enfin pourquoi je fais ce métier...

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