Les profits de KBC reculent moins que prévu
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Le groupe de bancassurance belge a publié ce jeudi un bénéfice net divisé par deux à 149 millions d'euros au deuxième trimestre. C'est néanmoins supérieur aux prévisions des analystes qui tablaient sur 105 millions d'euros.
Le résultat net a été plombé par une perte exceptionnelle de 400 millions d'euros liée notamment à des dérivés de dette souveraine et au programme de restructuration du groupe.
Sans prendre en compte ce surcoût, le bénéfice net hors exceptionnels progresse de 35% au d'avril à juin 2010 par rapport à la période correspondante de 2009, à 554 millions d'euros alors que le consensus était de 459 millions d'euros.
KBC, qui a reçu 7 milliards d'euros d'aides d'Etat pendant la crise financière, a dit s'attendre à une baisse des pertes sur crédit cette année par rapport à 2009, grâce à des sources de revenus saines et en dépit d'une possible hausse des coûts.
La division assurances a souffert d'une baisse au niveau des primes et d'une hausse des remboursements liés aux inondations en Europe orientale. Les salles de marché de KBC ont généré moins de revenus mais les revenus tirés des prêts et des dépôts ont augmenté bien plus vite que prévu. Les commissions sont aussi en croissance.
"Nous sommes positivement surpris", a déclaré Ivan Lathouders, analyste à la banque Degroof, qui a expliqué que la baisse des coûts était un facteur clé de l'explication de ces résultats supérieurs aux attentes, et que le produit des intérêts et des commissions étaient des éléments récurrents qui constituaient donc une bonne nouvelle.
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En contrepartie de l'aide publique reçue, KBC s'est engagée à réduire ses activités de marché et ses activités hors Belgique et Europe centrale et orientale, où KBC se classe au cinquième rang en termes d'actifs.
Le groupe a déjà réalisé la vente de sa branche de banque privée KBL Europe Private Bankers, fermé sa salle de marché au Japon, cédé son unité de dérivés asiatiques et vendu sa filiale de réassurance basée à Bruxelles.
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La semaine dernière, KBC a conclu un accord pour le rachat par le management du courtier britannique Peel Hunt. Le groupe belge a également promis de vendre son unité polonaise de crédit à la consommation Zagiel et d'introduire en Bourse une minorité du capital du tchèque CSOB et peut-être aussi du hongrois K&H.
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