• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceIndustrie financière

En Suisse, l'argent propre bouscule les banquiers

Sylvain Besson (Le Temps)

Publié le 19 mars 2012 à 07:14 - Mis à jour le 19 mars 2012 à 07:28

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Berne force la place financière à accélérer sa mutation en renonçant à l'argent non déclaré. Dans la confusion, les banques improvisent des stratégies. Enquête sur un virage que le lobby bancaire n'a plus la force de combattre. Un article de notre partenaire Le Temps.

Le compte à rebours a commencé. Déjà pris à la gorge par les coups de boutoir américains et européens contre le secret bancaire, les banquiers suisses ont désormais six mois pour se préparer au virage de "l'argent propre. Cette nouvelle stratégie, que le Conseil fédéral veut concrétiser d'ici à septembre, vise à mettre un terme à la tradition quasi centenaire d'accueil de fonds non déclarés par la place financière helvétique.

La rupture est venue le 22 février, sous la forme d'une "note de discussion" du gouvernement. Elle marque une nouvelle étape: non seulement les banques ne ­devront plus accepter de fonds non déclarés - des signaux en ce sens ont été donnés depuis 2009 déjà -, mais il faudra aussi régler le cas de ceux qui ont été déposés chez elles dans le passé.

Pour cette situation "plus délicate", précise le document, "il faut déterminer les mesures que doit prendre l'établissement [...]." Une mesure possible est l'interruption de la relation d'affaires. Et si le client veut transférer son argent ailleurs, "l'établissement doit s'assurer que les capitaux quittent effectivement la Suisse".

Pour l'instant, note un banquier zurichois au fait de ces questions, accepter de l'argent non déclaré n'est pas illégal, ni même contraire à la Convention de diligence, cet accord volontaire censé régir le comportement des établissements financiers. Mais le discours que ces derniers tiennent aux clients a changé. "Le message, c'est: si vous voulez rester chez nous, vous devrez vous régulariser", commente l'avocat genevois Carlo Lombardini.

Dans les banques, "l'argent propre" est devenu le sujet de préoccupation principal. "On en parle entre nous, on essaie de savoir comment s'y prennent les autres", explique une banquière romande.

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Certaines déclarations de Berne accroissent la nervosité ambiante. Ainsi, dans une interview publiée le 25 janvier par ­Finanz und Wirtschaft , Urs Zulauf, le juriste en chef de la Finma, l'autorité de régulation financière, affirmait que son institution avait, depuis deux ans, mis en garde les banques contre l'acceptation de fonds non déclarés, une pratique "irresponsable et grossièrement négligente" selon lui.

"C'est faux, la Finma n'a jamais dit qu'il ne fallait plus accepter cet argent, accuse la banquière précitée. La seule règle en vigueur jusqu'ici, c'était l'interdiction du péché de gourmandise, c'est-à-dire le fait de baser son business model sur l'argent non déclaré."

Aujourd'hui, la Finma se fait plus pressante. Et le lobby bancaire, hier puissant, est trop divisé pour résister. "Le plus incroyable c'est que l'on a décidé de ne plus se battre pour le secret bancaire au niveau des organisations professionnelles, confiait récemment un banquier genevois bien placé dans les associations de la branche. Les grandes banques ont abdiqué. Quant aux banques privées, elles ne se sentent pas capables et assez fortes pour se lancer dans une bagarre politique, elles qui ont toujours préféré la discrétion. Cet abandon avant d'avoir envisagé de se battre m'a surpris, déçu, mais tout le monde s'y résigne."

Pour les clients, commente un autre professionnel, "l'argent propre n'est que le énième coup contre le secret bancaire, mais certains sont véritablement paralysés par la peur. Ils craignent que leur banque puisse, au final, renseigner les autorités de leur pays".

Dans cette atmosphère de débandade, des questions pressantes restent sans réponse. «A-t-on le droit, aujourd'hui, de prendre un client français non déclaré chassé d'un autre établissement?» se demande un praticien.

En l'absence de règles précises, les banques adoptent des attitudes divergentes. L'an dernier, la France a obligé tous ses ressortissants siégeant dans des trusts (structure paravent utilisée en gestion de fortune) à s'annoncer aux autorités. Selon une source informée, Credit Suisse a alors décidé de contraindre les clients dont les fonds n'étaient pas déclarés à quitter la banque, sans leur permettre de rouvrir un compte à leur nom après avoir dissous leurs trusts. Il en aurait résulté une hémorragie de fonds de quelque 800 millions de francs. Chez UBS, en revanche, les Français auraient pu ouvrir de nouveaux comptes.

Interrogé par Le Temps, Credit Suisse précise que la banque «poursuit une politique de conformité fiscale» et «a agi de façon à ce que ses clients soient en conformité fiscale». De son côté, UBS précise qu'elle "ne fournit aucun soutien aux activités de clients visant à contourner le fisc".

Même si aucune ne communique sur le sujet, de plus en plus de banques remettent aux clients des récapitulatifs de leurs avoirs pour les inciter à se déclarer. «Nous mettons le client en situation de faire face à ses obligations fiscales», commente un banquier dont l'établissement a introduit cette pratique.

Mais de tels procédés ne répondent pas au problème le plus délicat que pose «l'argent propre». Quels sont les indices qui permettent au banquier de soupçonner que son client trompe le fisc - avec pour conséquence de devoir rompre la relation avec lui, voire, à terme, le dénoncer aux autorités en vertu de futures normes internationales faisant de l'évasion fiscale un "crime préalable" de blanchiment? "Il ne faut pas qu'on aille trop loin", s'inquiète un haut fonctionnaire, car des critères trop stricts menaceraient des secteurs vitaux comme le négoce de matières premières. Celui-ci manie de très grosses sommes, utilise des structures offshore et des circuits financiers compliqués - autant de signes considérés comme des marqueurs potentiels d'évasion fiscale par les autorités américaines, notamment.

Les banquiers les moins pessimistes pensent que la place financière peut survivre sans secret bancaire. A condition de jouer un autre atout: sa capacité à gérer des fortunes réparties dans plusieurs pays, appartenant à de grandes familles ou des hommes d'affaires internationaux.

Encore faudra-t-il que le régime d'auto-déclaration qui va se mettre en place dans le cadre de "l'argent propre" ne soit pas trop contraignant. Si le client doit attester qu'il est en règle avec les fiscs de tous les Etats d'où proviennent ses revenus, son gérant de fortune devra-t-il vérifier qu'il dit vrai? Ce serait effroyablement long, coûteux et complexe à mettre en œuvre, s'inquiètent les banquiers.

Dernier point: les clients auront-ils encore un intérêt à rester en Suisse dans ces conditions? Certains en doutent, à moins que les tarifs de la gestion de fortune privée ne chutent drastiquement. Car, pour l'instant, rappelle Carlo Lombardini, "ces services sont plus chers en Suisse que dans toutes les places financières concurrentes".

Retrouvez cet article sur le site de notre partenaire Le Temps

Sylvain Besson (Le Temps)

Sur le même sujet

Des voitures passent devant le panneau indiquant les prix des carburants dans une station-service E.Leclerc affichant les tarifs de l’E10, du SP98, de l’E85, du gazole et du GPL à Mazères-Lezons, en Nouvelle-Aquitaine.

Nouvelle flambée des carburants : Maud Bregeon renvoie à un bilan des aides « d’ici à fin août »

Alors que le baril de Brent de pétrole flirte avec les 90 dollars, les prix à la pompe explosent. Le gouvernement maintient ses aides ciblées, mais l’indemnité carburant pour les « grands rouleurs » n’atteint qu’une minorité des foyers éligibles.

Energie
François Perrodo sur le circuit international de Bahreïn.

François Perrodo, roi du pétrole et prince de la course automobile

LES PATRONS, CÔTÉ JARDIN (2/5). À 49 ans, le milliardaire François Perrodo mène une double vie hors norme. D’un côté, il préside le conseil d’administration de la compagnie pétrolière controversée Perenco. De l’autre il vit une carrière de « gentleman driver », pilote amateur en course automobile d’endurance où il excelle.

Premium
Energie
Le groupe Carlesimo est positionné notamment sur la fonderie fonte aluminium, plomb et alliages.

Verrerie française : qui est Carlesimo, le stéphanois candidat à la reprise de Duralex ?

Comme en 2024, le groupe stéphanois Carlesimo va déposer une offre de reprise dans le cadre de la nouvelle procédure de redressement judiciaire de la verrerie Duralex. Discret, le groupe de Jonathan Carlesimo compte 282 salariés et se présente comme un spécialiste de la reprise et du redressement d’entreprises industrielles stratégiques.

Premium
Energie et Industrie
Le régulateur de l’énergie prévoit que le coût du soutien public des énergies renouvelables électriques atteindra 8,38 milliards d’euros en 2027, contre 7,29 milliards d’euros anticipés pour l'année 2026, et 6,18 milliards constatés en 2025.

Énergies renouvelables électriques : le coût du soutien public pourrait dépasser les 8 milliards d’euros en 2027

Dans un contexte budgétaire sous forte tension, la facture du soutien public aux énergies renouvelables électriques devrait encore s’alourdir. La CRE anticipe un coût de 8,38 milliards d’euros en 2027. Une hausse d’environ un milliard d’euros par rapport à 2026, qui tient au développement des parcs solaires et éoliens et aux prix de l’électricité durablement bas. Lesquels accroissent mécaniquement les compensations versées aux producteurs.

Premium
Energie
Mathieu Levieille, directeur général chez Combat Holding.

Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

A une semaine de la décision du tribunal de commerce de Toulouse sur l'avenir de Fibre Excellence, un rapport estime que le projet de reprise de Matthieu Pigasse « mobilise un actionnariat industriel et financier solide ». La disparition du principal fabricant français de pâte à papier marchande « coûterait probablement davantage à la collectivité que les mesures nécessaires à sa relance ».

Premium
Politique industrielle
La production nationale représente moins de 1 % du marché des climatiseurs réversibles.

Climatisation et froid : la France pousse sa propre filière industrielle pour concurrencer l’Asie

Le ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, vient de réunir, ce lundi après-midi, les acteurs des équipements thermiques. Objectif : « examiner les conditions de développement d’une filière industrielle française de la climatisation et de la production de froid ».

Premium
Politique industrielle
Jingye avait racheté British Steel en 2020, alors que le sidérurgiste traversait une grave crise financière.

British Steel : le groupe chinois Jingye réclame une indemnisation après la nationalisation

Le sidérurgiste chinois Jingye Steel réclame une indemnisation au gouvernement britannique et menace de saisir la justice après la nationalisation de British Steel, définitivement entérinée cette semaine par Londres au nom de la sécurité nationale.

Politique industrielle
Le site de la mine d'or de Lauriéras, au sud de la Haute-Vienne, est abandonné depuis 2001 mais pourrait reprendre du service avec la Compagnie des mines arédiennes.

Mines d'or du Limousin : la fièvre jaune, entre promesses d'emplois et héritage toxique

OR, LA FIÈVRE JAUNE. Dans le sud du Limousin, près de 300 km² de permis de recherche aurifère réveillent un vieux dossier de pollution à l’arsenic et aux boues toxiques, alors que des études sur le risque cancérogène se préparent. Une série en trois épisodes de Maxime Giraudeau qui raconte une ruée vers l’or qui s’écrit en rouge sur la santé des territoires.

Politique industrielle