La santé donne des vitamines au capital-risque

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Sur les cinq introductions réalisées à la Bourse de Paris, au premier trimestre 2012, quatre sont le fait de biotechs.Copyright Reuters
Sur les cinq introductions réalisées à la Bourse de Paris, au premier trimestre 2012, quatre sont le fait de "biotechs."Copyright Reuters (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les introductions en Bourse de sociétés de biotechnologies se multiplient à la Bourse de Paris.

Petite éclaircie en vue pour le capital-risque français. Les fonds de "venture" actionnaires de sociétés de biotechnologies ou de matériel médical pourraient réaliser de jolies plus-values, au cours des prochains mois. Et ce, à l'occasion d'introductions en Bourse ou de fusions et acquisitions. Sur les cinq entreprises qui ont fait leurs premiers pas à la Bourse de Paris, au premier trimestre, pas moins de quatre sont issues du secteur de la santé, alors que celui-ci brille par son absence dans les "IPO" (initial public offering) sur les autres places boursières d'Europe.

Dernière introduction en date, à Paris : celle de la "biotech" DBV Technologies, qui a levé 40 millions d'euros le 29 mars. Quelques semaines plus tôt, surfant, elle aussi, sur le rebond de la Bourse et, plus particulièrement des cours des biotechs françaises, dont les envolées sont comprises entre 30% et... 234% depuis le 1er janvier,  Adocia avait récolté 27 millions d'euros. Quant aux spécialistes de l'imagerie médicale EOS Imaging et Intrasense, leurs "IPO" leur ont respectivement permis d'engranger 38 millions et 4 millions d'euros.

Pour autant, les fonds investis dans ces sociétés, comme Sofinnova, actionnaire de DBV, ou Edmond de Rothschild Investment Partners, présent au capital d'EOS Imaging, ont tous choisi de remettre au pot. Mais d'autres pourraient opter pour un désengagement, total ou partiel, dans le cadre des nouvelles introductions en Bourse susceptibles de se profiler dans le secteur de la santé, comme celles de SuperSonic Imagine et de Vexim.

Une prime de 71%

Autre porte de sortie possible : les fusions et acquisitions. Sur un marché des « M&A » (mergers and acquisitions) globalement très mal en point, l'industrie pharmaceutique fait preuve de dynamisme. En début d'année, le laboratoire suisse Roche a lancé une offre hostile sur la biotech américaine Illumina et, aux Etats-Unis toujours, Inhibitex a été rachetée par Bristol-Myers. Des opérations qui pourraient s'étendre à la France, les grands laboratoires, dont nombre de brevets vont tomber dans le domaine public, se livrant une guerre sans merci pour mettre la main sur des biotechs prometteuses. En septembre dernier, le japonais Santen s'était ainsi emparé de Novagali Pharma, offrant une prime de 71% (par rapport au cours de Bourse) aux actionnaires de la société française, alors détenue à hauteur de 70% par des...

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