Bourse : les valeurs bancaires européennes repartent à la hausse

La journée a été mouvementée pour les actions des banques européennes. Après avoir débuté en baisse, affectées par le vote grec, elles ont clôturé en hausse grâce notamment aux annonces sur la réforme bancaire en Espagne. A l'exception notable du Crédit Agricole qui a touché son plus bas historique.
Le Crédit Agricole est l'exception. Très exposé à la Grèce, son titre a perdu 4,2% en Bourse ce lundi 7 mai. Copyright Reuters
Le Crédit Agricole est l'exception. Très exposé à la Grèce, son titre a perdu 4,2% en Bourse ce lundi 7 mai. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Les valeurs bancaires européennes  se sont nettement redressées en journée à la faveur du plan d'assainissement de Bankia que prépareraient Madrid et la Banque d'Espagne. Après avoir perdu 1,3% en matinée avec les incertitudes liées au vote grec, elles ont finalement cloturé la journée de lundi 7 mai en hausse de +1,67%.

Un regain d'optimisme en fin de journée

Ce regain d'optimisme n'a cependant pas suffi au titre Crédit Agricole qui a perdu -2,36% à 3,559 euros. La banque ne parvient pas à faire oublier sa très forte exposition à la Grèce par le biais de sa filiale loale Emporiki. Le groupe mutualiste a même enreigstré la plus forte baisse de l'indice CAC 40 et a atteint ce lundi en cours de journée son plus bas historique.

En revanche, BNP Paribas a fini sur un gain de 4,21% à 30,21 euros et le titre Société générale en hausse de 4,02% à 17,99 euros, après avoir perdu plus de 3,5% dans les premiers échanges.

Un début de matinée trompeur à la Bourse de Paris


La journée avait mal commencé pour les actions bancaires à la Bourse de Paris. Après les résultats des élections législatives en Grèce et de l'élection présidentielle en France, marquant un rejet dans les urnes des plans de rigueur imposés pour combattre la crise de la dette dans la zone euro, les titres financiers ont entamé un plongeon.

A 09h58, l'action Crédit agricole, très exposée à la Grèce en raison de sa filiale locale Emporiki plombée par les pertes, chute de près de 6% à 3,4280 euros et tombe à un nouveau plus bas depuis son entrée en Bourse en décembre 2001. Société générale, également présente en Grèce avec Geniki, et BNP Paribas reculent de plus de 3%, sous-performant l'indice bancaire européen en repli de 1,09% au même moment. L'assureur Axa abandonne aussi plus de 3%. L'indice bancaire grec plonge quant à lui de près de 17%.

L'élection grecque pèse plus que l'élection française


Pour  Yohan Salleron, gérant chez Mandarine Gestion, "l'élément le plus pénalisant ce sont les résultats des élections en Grèce", estime t-il confirmant ainsi les analyses du week-end. "Forcément, la banque la plus impliquée maintenant après le 'haircut' (décote sur les obligations souveraines grecques, NDLR) est évidemment le Crédit agricole via sa filiale Emporiki qui est impliquée sur la vie économique grecque au-delà de son exposition à la dette souveraine."


Le président élu François Hollande prévoit de réformer le système bancaire pour protéger les dépôts des clients et rendre les activités de marché moins risquées ouvrant une période d'incertitude sur l'évolution du modèle économique des banques et leur future rentabilité. Parmi ces incertitudes figurent en bonne place les futurs ratio de liquidité et de solvabilité qui vont être exigés des banques en applciation des normes prudentielles Bale III en cours de transposition en droit européen.

Les investisseurs restent inquiets

L'injection de plus de 1.000 milliards d'euros de liquidités entre fin décembre et début mars par la Banque centrale européenne, a soulagé les banques des tensiosn interbancaires et résolus provisoirement leurs problèmes de liquidité. Mais les tensions sur les dettes souveraines sont très vite réapparues. Et les investisseurs s'inquiètent de la pression politique et sociale croissante à l'encontre de plans d'austérité dont ils redoutent qu'ils ne favorisent la rechute en récession des économies les plus fragilisées par la crise et avec elles de l'ensemble de la zone euro.

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