Dexia envisage une augmentation de capital

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Pour faire face à la dégradation de sa situation financière, Dexia serait en train d'étudier une augmentation de capital, a confié son président au quotidien belge L'Echo. Vendredi, la banque a bouclé la vente de sa filiale au Luxembourg.

"Chaque jour qui passe nous rapproche de l'échéance, puisque Dexia continue à perdre de l'argent. Nous planchons donc sur une augmentation de capital", a déclaré son directeur général Karel de Boeck, dans un article publié samedi par le quotidien belge L'Echo sans toutefois fixer d'échéance, ni les modalités, ni le montant à lever : "Nous travaillons soit sur une augmentation de capital récurrente chaque année, soit sur une opération one shot", a-t-il ajouté.

En attente d'un feu vert de Bruxelles

Le gouverneur de la Banque de Belgique Luc Coene avait déclaré à l'Echo en août qu'il faudrait peut-être recapitaliser Dexia si les conditions empiraient sur les marchés.

La banque attend toujours un feu vert de la Commission européenne pour parachever son démantèlement, feu vert jugé nécessaire pour autoriser la création d'une nouvelle banque de financement des collectivités en France qui sera co-détenue par la Caisse des dépôts et La Banque postale.

Cessions à perte

Vendredi, l'établissement franco-belge a annoncé avoir bouclé le dossier de la vente pour de sa filiale au Luxembourg, BIL, pour un montant de 730 millions d'euros à Precision Capital, le holding appartenant à la famille royale qatarie Al Thani, et à 10% dans celles du Grand-Duché. Toutefois, cette cession se soldera par une perte nette de 199 millions d'euros.

La semaine dernière, il avait indiqué avoir vendu DenizBank, sa filiale turque, à la banque russe Sberbank pour un montant "proche" de 3 milliards d'euros. Mais cette opération ne se traduira pas dans ce cas également par un bénéfice mais par une perte de 744 millions d'euros qui figurera dans ses comptes du troisième trimestre.

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Commentaires
a écrit le 08/10/2012 à 2:24 :
Lorsque Dexia "activités toxiques" coulera, cette banque entraînera avec elle la Belgique, engagée à hauteur de 54 milliards. Une somme qui excède de très loin les possibilités de ce petit pays, déjà très mal en point et déchiré par des forces centrifuges. Il ne restera comme issue que de prononcer la mort - donc les dettes - de cette nation. Les prétextes ne manqueront pas. Au premier chef, celui de la mésentente des communautés. La Flandre partira joyeusement vivre sa vie. La Wallonie ajoutera probablement sa faillite à la prospérité française. Quant à Bruxelles, dont les frontières exactes porteront peut-être à quelques désordres, le statut de capitale européenne, donc district fédéral, lui ira comme un gant. Mais, pour sa seconde langue véhiculaire, on hésitera beaucoup entre l'anglais et l'arabe...
a écrit le 07/10/2012 à 21:56 :
je suis actionnaire de dexia et je ni connai pas grand chose en finance! il vas ce passer quoi pour moi?
merci d'avance pour vos reponse
a écrit le 07/10/2012 à 19:37 :
Après Groupama, qui est actuellement à bout de souffle, voici maintenant que Dexia refait parler d'elle. La grande purge entamée en 2008 est loin d'être terminée, et les temps durs avec...

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