ING fusionne en France sa banque en ligne et ses activités de financement des entreprises

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Le leader de la banque en ligne, d'origine néerlandaise, fusionne ING Direct avec son activité de financement des grandes entreprises françaises

ING Direct, leader français de la banque en ligne a été fusionné avec l'activité banque commerciale d'ING en France, a annoncé le groupe. Les 600 salariés -450 rattachés à la banque en ligne, les autres aux activités de financement et d'investissement des entreprises-, seront regroupés en une même entité.

Objectif avoué : mieux rentabiliser l'épargne placée sur ING Direct par quelque 900.000 clients français de la banque. Au total, les encours gérés atteignent 15 milliards d'euros, qui étaient jusqu'à présent placés, notamment sur les marchés monétaires, avec des rendements de plus en plus faibles. L'idée est que cet encours finance directement les grands clients d'ING Commercial Banking en France.

Une hausse de la rentabilité

ING revendique 100 clients parmi les 200 premières entreprises françaises, dont Pernod Ricard, Bouygues, Lafarge, Lagardère, Air France KLM, Rexel, GDF Suez... Ses engagements atteindraient les 10 milliards d'euros, selon les dirigeants du groupe.

La rentabilité de l'épargne placée sur les comptes rémunérés d'ING Direct sera du coup bien supérieure. De combien ? Les dirigeants d'ING ne le disent pas, ne fournissant aucune indication chiffrée sur leur activité bancaire en France ni sur sa rentabilité. « Nous faisons des profits », dit simplement Benoît Legrand, PDG d'ING Direct France, qui vient d'être nommé « Country CEO d'ING en France ». Pour expliquer cette profitabilité, il rapproche le faible nombre de salariés d'ING Direct (450) des 15 milliards d'encours de la banque en ligne.

 

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a écrit le 10/07/2013 à 15:17 :
En faillite ING est contraint de vendre ses actifs et de faire remonter du cash. La Commission et pour tout dire les banques françaises, véritables juge de paix en Europe, ont accordé de délais importants en échange de leur avancée au Bénélux. Mais le néerlandais est traînard comme l'allemand avec pour tradition de "rouler" les problèmes dans le temps, surtout les trous financiers. Cela lui est permis à la condition d'appuyer la démarche française de régulation stricte contre celle allemande de laxisme généralisé au profit des seules entreprises des leur pays. La question est fortement débattue actuellement. Ceux qui résitent se prennent des "scandales" qui éliminent leurs dirigeants pour d'autres plus conciliants. ING doit alors faire montre d'un activisme rigoureux de bon élève en finançant à la place du gouvernement français (qui ne pose sur la table que 1.5 milliard l'an sur 10 ans, autant dire rien) les entreprises françaises! Il y a des LBO à sortir de l'ornière. Ceux qui ont placé leur argent chez le hollandais devraient demander de sérieuses garanties.
a écrit le 10/07/2013 à 10:37 :
De quoi se poser des questions à la lecture de cet article :
900 000 clients, 15 milliards de dépôts 10 milliards d'engagements 600 salaries.
Des propositions commerciales de rémunération des dépôts supérieure aux taux du marché monétaire et..."Les dirigeants d'ING ne fournissant aucune indication chiffrée sur leur activité bancaire en France, ni sur sa rentabilité".
Pourquoi ? Banque de statut néerlandais sans contrôle ?
Que font les organismes de tutelle français qui ne peuvent pas, semble-t-il, contrôler l'activité de telles banques en France, dont le comportement bien parait opaque ?
On peut nous parler de la garantie des dépôts, sans préciser que les fonds de la dite garantie ne sont pas constitués totalement.
Peut-on me donner quelques explications ?
a écrit le 10/07/2013 à 8:55 :
On peut craindre des activites speculatives et a la fin le partage des pertes ?

Merci
Réponse de le 10/07/2013 à 9:29 :
Rien à voir avec des activités spéculatives. Le métier d'une banque est bien de collecter l'épargne afin de pouvoir faire crédit aux particuliers et/ou aux entreprises. C'est bien pour ce conformer à ce schéma traditionnel que ces 2 entités d'ING fusionnent. Soyez donc rassuré.
Réponse de le 10/07/2013 à 10:16 :
Au contraire il y a des chances que les clients ING aient de meilleures rentabilités des placements.
Réponse de le 10/07/2013 à 11:31 :
@Bebel

Si deux banques fusionnent c'est avant tout pour maximiser LEURS profits mais certainement pas celles de leurs clients.
Réponse de le 10/07/2013 à 13:28 :
@Michel, le but d'ING est de collecter plus pour prêter à leurs clients corporate. Par conséquent ils vont devoir augmenter la rémunération de leur compte sur livret.
Réponse de le 10/07/2013 à 13:38 :
@PALA

Ou pas, pour se recapitaliser est attirer d'autres gogos en bourse.
Réponse de le 10/07/2013 à 13:56 :
Dès lors qu'il s'agit de banque, les mots "gogos" et "bourse" ressurgissent comme par magie. Alors qu'il ne s'agit içi absoluement pas de ça ! D'un côté ils ont une entité qui collecte des dépôts de particuliers avec comme seule option pour servir une rémunération et gagner de l'argent que de placer sur le marché monétaire (risque quasi nul et faible rémunération) et de l'autre côté ils ont une entité qui prête aux entreprises sans avoir de dépôts à mettre en face, donc obligé de se refinancer sur le marché monaitaire ! Cette fusion remets simplement les choses à l'endroit. Pas de gogo, pas de bourse.
Réponse de le 10/07/2013 à 17:28 :
On est bien d'accord

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