Comment la panne massive chez Bloomberg a bousculé les traders

Maxime Heuze
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Bloomberg était inaccessible pendant deux heures selon plusieurs sources concordantes.
Lucas Jackson

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Bloomberg était inaccessible pendant deux heures selon plusieurs sources concordantes.
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[Article publié le lundi 21 mai 2025 à 16 h 44, mis à jour à 17 h 44]
Imaginez un analyste financier dans une grande banque. Comme tous les jours, il allume son ordinateur pour regarder le cours de ses actions favorites. Mais ce matin, rien d'autre qu'un écran noir : pas de cours visible, pas de portefeuille affiché et, pour certains, pas de possibilité de vendre ses obligations.
C'est le scénario qu'ont vécu de nombreux courtiers, gérants de portefeuilles et autres analystes financiers ce mardi matin à cause d'une panne Bloomberg. Le fournisseur américain de données financières permet à 350.000 utilisateurs dans le monde de passer des ordres en Bourse, de surveiller les cours, de visualiser les portefeuilles et d'analyser des sociétés cotées. Il est resté inaccessible pendant deux heures, selon plusieurs sources concordantes, avant qu'un porte-parole annonce à l'AFP un retour à la normale vers 12h50 heure française. Un incident rarissime puisque la dernière panne de la plateforme remonte à 2015.
Dos au mur, les experts de la finance ont dû opter pour le système D. « Nous avons dû regarder d'autres sites comme Boursorama, investing et Zone bourse pour avoir accès aux cours », détaille Eric Bleines, directeur général de Swiss Life gestion privée.
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Pour les financiers de la place de Paris, le stress est monté d'un cran « quand certains de nos clients nous ont appelés en panique dans la matinée car ils ne pouvaient plus regarder leur portefeuille », confie un trader de BNP Paribas. « Cela a pénalisé plusieurs sociétés de gestion car c'est sur cette plateforme que sont inscrites les valorisations des portefeuilles de leurs clients. Ils doivent normalement envoyer ces données à l'ouverture et à la clôture des marchés », explique Renan Kerourio, analyste chez EuroLand Corporate. Un black-out informationnel qui n'a « heureusement pas duré beaucoup de temps », estime ce dernier.
Maxime Heuze