La fintech Revolut investit un milliard d’euros en France
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De l'app pour les jeunes qui voyagent, Revolut est en passe de devenir l'une des principales banques de détail européennes.
Dado Ruvic
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De l'app pour les jeunes qui voyagent, Revolut est en passe de devenir l'une des principales banques de détail européennes.
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Après JP Morgan, c'est au tour de la fintech Revolut de jeter son dévolu sur la France pour développer ses activités en Europe de l'Ouest. Alors que la banque américaine a annoncé jeudi dernier, en grande pompe et en présence du président la République Emmanuel Macron, le renforcement de sa présence historique en France, la fintech britannique salue ce lundi à sa manière le 8ième sommet Choose France à Versailles, un évènement pour encourager la venue des investisseurs internationaux.
La néo-banque a décidé de créer son second siège social européen à Paris, aux côtés de celui de Vilnius (Lituanie), sans compter celui de Londres. Ce nouveau siège a vocation à devenir le « hub » de Revolut pour toutes ses activités en Europe de l'Ouest.
C'est un investissement de plus d'un milliard d'euros sur trois ans que Revolut compte déployer en France, « soit l'un des investissements les plus importants dans le secteur financier de ces dix dernières années ». Il s'agira non seulement de renforcer les fonds propres de la structure mais de financer les nouveaux locaux au centre de Paris et le recrutement de 200 personnes, dont le futur dirigeant du siège, qui viendront s'ajouter aux quelque 300 salariés déjà présents en France.
Enfin, la fintech, qui dispose déjà d'une licence bancaire auprès de la banque centrale de Lituanie, « passeportée » dans les 27 pays de l'Union européenne, et au Royaume-Uni (arrachée récemment de haute lutte), compte déposer prochainement une demande de licence bancaire en France auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) qui dépend de la Banque de France.
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Une façon de se rapprocher des régulateurs de ses principaux marchés, dont celui de la France, le plus dynamique ces dernières années, avec cinq millions de clients en 2024, et un objectif de dix millions d'ici 2026. Ce sésame réglementaire lui faciliterait surtout l'accès à des produits régulés, comme les livrets réglementés ou le PEA, sans parler du crédit immobilier dont la fintech britannique souhaite faire prochainement la promotion dans le cadre de sa stratégique de diversification de ses services.
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