Dette française : les marchés au bord de la crise de nerf
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A qui le Premier ministre, Michel Barnier, voulait-il faire peur lors de son intervention télévisée mardi soir ?
Reuters
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A qui le Premier ministre, Michel Barnier, voulait-il faire peur lors de son intervention télévisée mardi soir ?
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A qui le Premier ministre, Michel Barnier, voulait-il faire peur lors de son intervention télévisée mardi soir ? Son message s'adressait sans doute à la majorité introuvable du Parlement, mais il a été surtout entendu sur les marchés financiers. « Il y aura une tempête probablement assez grave et des turbulences sur les marchés financiers », avait-il ainsi prévenu en cas de blocage institutionnel sur le budget.
À l'ouverture des marchés ce mercredi, la prime de risque de la dette française à dix ans (écart de rendement entre l'OAT, français, et le Bund, allemand) s'est ainsi envolée pour frôler les 90 points de base, un niveau jamais atteint depuis mi-2012.
Certes, cette prime de risque est encore loin des 190 points de base lors du pic du stress de marché de la crise de l'euro en novembre 2011. Mais un tel mouvement de hausse sur une dette souveraine aussi profonde et liquide que celle de la France, notée AA- /Aa3 (soit parmi les meilleures signatures européennes) est peu fréquent. La fièvre est d'ailleurs assez vite retombée aux alentours de 86 points. Cela reste un niveau élevé, alors que cet écart de rendement était autour de 60 points de base en début d'année. En cas tout cas, plus élevé que la prime de risque de l'Espagne ou du Portugal.
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Pour autant, Michel Barnier n'a pas joué au pompier-pyromane. Il n'a fait qu'alerter sur une forte dégradation de cette prime de risque ces derniers jours, au fur et à mesure que les débats parlementaires sur le budget s'éternisaient et, surtout, que les premières menaces de censure du gouvernement émanant du Rassemblement national (RN) se manifestaient. Or, cette prime de risque est devenue, ces derniers mois, un indicateur très suivi... par la classe politique. En moins de deux semaines, le spread est passé de 70 points de base à 80 points de base, un niveau que l'on n'avait pas vu depuis juin.
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