Budget : Bruxelles offre un sursis au gouvernement Barnier
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Le Premier ministre Michel Barnier sur les bancs de l'Assemblée nationale ce mardi 26 novembre.
Reuters
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Ouf de soulagement à Matignon. En plein marasme budgétaire et politique, la Commission européenne a donné son feu vert au projet de loi de finances (PLF) 2025 et à la stratégie financière de moyen terme de l'exécutif. Dévoilé ce mardi, le paquet d'automne de Bruxelles dresse une évaluation des politiques budgétaires de chaque État membre de l'Union européenne pour redresser ses finances publiques.
La Commission européenne a ainsi jugé « réalistes et crédibles les propositions du gouvernement pour rétablir les finances publiques (...). Le plan budgétaire est sur de bons rails », s'est félicité Bercy à la réception des résultats.
Mises sur pause pendant la pandémie, puis la guerre en Ukraine, les règles budgétaires ont fait leur grand retour au printemps dernier. Pour rappel, la réforme du Pacte de stabilité avait donné lieu à de longs mois de négociations et de tractations en 2022 et 2023, pour aboutir à ces nouvelles règles.
Encore critiqué pour sa complexité, ce nouveau cadre doit tenir compte de la situation financière et budgétaire de chaque État. Jugeant sa situation fiscale « préoccupante », la Commission européenne avait placé la France en procédure de déficit excessif en juin dernier, juste après la dissolution de l'Assemblée nationale.
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Considérant que le projet de budget du gouvernement était conforme aux recommandations de la Commission, la France fait partie du groupe des 8 bons élèves de la zone euro. Après une longue période de flottement estivale et une rentrée chaotique, le gouvernement a présenté début octobre son budget 2025 avec un objectif de déficit de 5%, contre 6,1% en 2024. Sous la pression des marchés financiers, Bercy a dévoilé un effort de 60 milliards d'euros, réparti en 40 milliards d'euros de restrictions budgétaires et 20 milliards d'euros de hausses d'impôt.
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