Face à Trump, la BCE devrait à nouveau baisser ses taux
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Chacun va scruter le moindre élément de langage de la Présidente de la BCE, Christine Lagarde, sur un assouplissement monétaire.
Reuters
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Chacun va scruter le moindre élément de langage de la Présidente de la BCE, Christine Lagarde, sur un assouplissement monétaire.
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La messe est dite : la Banque centrale européenne (BCE) devrait baisser à nouveau ses taux directeurs de 25 points de base ce jeudi, à 2,25 % pour le taux de dépôt. Les opinions étaient pourtant bien différentes il y a un mois à peine. En mars la probabilité d'une baisse de taux en avril était seulement de 30 %.
Le biais « dovish » (accommodant) du discours de Christine Lagarde, présidente de la BCE, avait en effet disparu lors de la dernière réunion de politique monétaire le 6 mars, estimant que les taux n'étaient plus « raisonnablement » restrictifs après une nouvelle baisse de 25 points de base.
Et puis il y a eu le Liberation Day, le chaos sur les marchés financiers, les menaces que cette guerre tarifaire américaine fait peser sur la croissance. Tout le monde attend donc de la BCE, dans un revirement dont les marchés sont désormais habitués, un changement radical de discours, avec une tonalité à nouveau « dovish ».
« La BCE a de nombreuses raisons d'être "dovish" », résume dans une note Bastien Drut, stratégiste chez CPR AM : l'inflation baisse en zone euro, les droits de douane de 10 % vont peser sur la croissance, la croissance des salaires ralentit et, enfin, ce qui n'était pas prévu, l'euro s'apprécie face au dollar, sur un plus haut depuis trois ans ! C'est tous ces éléments qui plaident en faveur de la poursuite de l'assouplissement monétaire qui seront scrutés par les marchés lors du discours de Christian Lagarde ce jeudi.
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Les marchés valorisent toujours trois baisses des taux directeurs de 25 points de base, soit une cible de 2 % pour le taux de dépôt, d'ici juin prochain. Cela pourrait être plus. Les économistes de Société générale CIB ont revu cette semaine leurs estimations à 1,75 % d'ici septembre, avec donc deux baisses supplémentaires. Selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, les droits de douane pourraient coûter un quart de point de croissance en zone euro.
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