L’envol du CAC 40 au-dessus des 7.000 points promet une fin d’année fastueuse
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Le CAC s'est installé vendredi bien au-dessus des 7.000 points.
CHARLES PLATIAU
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Le CAC s'est installé vendredi bien au-dessus des 7.000 points.
CHARLES PLATIAU
Record battu. Le CAC 40, indice de référence de la place de Paris, a clôturé vendredi soir au-dessus des 7.000 points, un seuil symbolique d'ailleurs aisément franchi en matinée. Et maintenant ? « Je ne vois pas très bien ce qui pourrait faire chuter les marchés actions », nous confie un gérant action, très optimiste pour cette fin d'année.
La question des valorisations, plus élevées que la moyenne historique sur la zone euro, est vite balayée par la bonne tenue des résultats trimestriels des entreprises - le quatrième trimestre devrait même profiter d'un effet de base encore plus favorable - et par le discours toujours accommodant de la Fed et de la Banque centrale européenne, qui écartent toujours tout scénario de hausse des taux directeurs en 2022. Seul bémol, fin septembre, la prévision médiane des directeurs de la Fed (FOMC) prévoyait des taux d'intérêt à 0,3 % fin 2022 (contre 0% à 0,25% actuellement).
Même si la Fed engage son programme de réduction de ses achats à partir de novembre, le ton reste donc dovish (plus favorable à la croissance qu'à la lutte contre l'inflation) et le resserrement monétaire, pourtant anticipé par les marchés qui intègrent une hausse des taux dès l'année prochaine, ne semble toujours pas à l'ordre du jour.
Bien sûr, les marchés aiment à se faire peur. L'inflation ? Toujours temporaire, répondent les banques centrales, même si le temporaire dure plus longtemps que prévu. Même la Banque d'Angleterre a renoncé, à la surprise du marché, à augmenter ses taux jeudi dernier. Il faudra certes garder un œil sur les salaires, qui commencent à s'emballer aux États-Unis.
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Les pénuries ? Également temporaires si l'on en croit la normalisation de la consommation aux États-Unis en faveur des services, et moins sur les biens manufacturés. De fait, l'essentiel de la reprise de la consommation, alimentée par les excédents d'épargne s'était davantage porté jusqu'ici sur l'iPhone que sur le restaurant ou le séjour touristique.
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