Risque de faillite d'Evergrande, "shutdown" aux États-Unis... le CAC 40 plombé d'entrée de jeu
latribune.fr

Photo d'illustration
Charles Platiau
latribune.fr

Photo d'illustration
Charles Platiau
L'avertissement de Janet Yellen lancé hier dans le Wall Street Journal et sa menace de catastrophes financières en cascades, si l'opposition républicaine ne vote pas le relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis, fait frémir les investisseurs des deux côtés de l'Atlantique. Et la Bourse de Paris, qui était attendue en net repli lundi, a effectivement trébuché d'entrée de jeu. La multiplication des incertitudes à court terme, que ce soit sur le plan monétaire et économique, a jeté un froid sur les marchés, sans oublier les redoutables répercussions d'une possible faillite du géant chinois de l'immobilier Evergrande.
Le CAC 40 chutait de 1,81% vers 9h30, et la baisse s'accentuait pour atteindre 1,91% vers 9h50. À 10 heures, l'indice phare de la place de Paris plonge à -2,21%.
La tendance s'était annoncée une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance, avec la baisse de 1,19% du contrat à terme de l'indice vedette CAC 40. Mais pour rappel, vendredi déjà, l'indice parisien avait fini en baisse de 0,79% en raison des craintes sur la situation économique et l'inflation.
La secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen a vigoureusement plaidé dimanche pour que le Congrès relève le plafond de la dette au risque de provoquer "une crise financière historique". La semaine dernière, les services du Trésor ont indiqué que les Etats-Unis seraient à court d'argent "au cours du mois d'octobre".
"Le relèvement du plafond de la dette était autrefois un exercice d'approbation automatique, mais dans des États-Unis polarisés, ce n'est plus le cas", observe Jeffrey Halley, analyste chez Oanda.
Cette semaine sera également dominée par les décisions des banques centrales mondiales, avec en tête la Réserve fédérale, mais aussi des pays comme la Norvège, le Japon, le Royaume-Uni et la Suisse.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

"La réunion de mercredi de la Fed est également un événement à risque à court terme", souligne M. Plassard.
Même si les membres du Comité monétaire de la Fed voudront attendre la réunion de novembre avant d'annoncer la diminution progressive des achats d'actifs, qui avaient soutenu l'économie pendant la crise liée à la pandémie.
Les investisseurs surveilleront aussi de près les menaces qui pèsent sur le géant immobilier chinois Evergrande au bord de la faillite, dont l'endettement s'élève à plus de 300 milliards de dollars, et qui doit régler lundi et jeudi une partie des intérêts des prêts et obligations.
À lire également
Evergrande est un mastodonte de l'immobilier et de la construction, deux secteurs "essentiels pour la croissance chinoise", qui représentent 13% du PIB, relève le sinologue Jean-Louis Rocca, chercheur à Sciences Po. Evergrande dit employer 200.000 personnes et peser indirectement sur 3,8 millions d'emplois en Chine. Toute faillite aurait des conséquences considérables avec un "effet domino" dommageable pour l'économie du pays et sans doute bien au-delà.
(avec AFP)
latribune.fr