La Bourse table toujours sur une récession « douce »
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L'indice phare de la place de Paris se maintient au-dessus des 6.200 points.
CHARLES PLATIAU
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L'indice phare de la place de Paris se maintient au-dessus des 6.200 points.
CHARLES PLATIAU
Les Bourses européennes et américaines font preuve d'une étonnante résilience alors que les nuages s'accumulent sur les perspectives de croissance et d'inflation. Au lendemain de la décision de la Banque centrale européenne d'augmenter ses taux directeurs de 75 points de base, après une première hausse de 50 points de base en juillet, les actions sont reparties à la hausse avec des gains significatifs aux Etats-Unis et en Europe.
A Paris, le CAC 40 gagne 1,41% vendredi. Soit un gain de près de 1% sur la semaine, pour s'ancrer au-dessus des 6.200 points. A New York, les marchés actions sont également bien orientés à l'ouverture notamment le Nasdaq, l'indice des valeurs technologiques.
La détermination des banques centrales à lutter contre l'inflation et à ramener la hausse des prix vers l'objectif cible de 2% est désormais bien intégrée par les marchés. Ce qui laisse prévoir un taux terminal (taux directeur qui permettrait d'atteindre l'objectif cible d'inflation) de l'ordre de 3,75% aux Etats-Unis à la fin de l'année, et 4% en début de 2023. Les premiers signes d'essoufflement de l'inflation commencent à apparaître outre-Atlantique, même si le marché de l'emploi reste tendu.
« Il serait naturel de voir l'inflation baisser aux Etats-Unis pour des raisons techniques », avance Frédéric Rollin, conseiller en stratégie chez Pictet Asset Management. Mais l'inflation devrait rester élevée, notamment avec la hausse des coûts salariaux et des loyers et « il ne faut pas s'attendre à la moindre clémence de la part de la Réserve fédérale ».
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En zone euro, le pic d'inflation est toujours devant nous à la fois avec la flambée des prix de l'énergie mais aussi avec une inflation sous-jacente (hausse des salaires) déjà installée. Le taux de dépôt de la banque centrale est désormais de 0,75% et pourrait atteindre 1,5 % d'ici la fin de l'année (soit au total 200 points de base de hausse sur l'année) avec un taux terminal autour de 2,25% en 2023. Bref, pas plus de mansuétude à attendre de la BCE. Donc, sur le front des taux, il n'y a guère plus de surprise à attendre. Tout est dit.
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