Après la hausse des taux historique de la BCE, les bourses restent dans le vert

Les Bourses mondiales, en Europe, aux Etats-Unis et en Asie, se reprennent après l'annonce d'une hausse des taux historique de la banque centrale européenne. Les entreprises financières, banques et assurances, tirent la hausse des indices.
Pour Christine Lagarde, président de la BCE, l'institution était encore loin du taux qui aidera à ramener l'inflation à 2%, sa cible, augurant de nouvelles hausses importantes.
Pour Christine Lagarde, président de la BCE, l'institution était encore "loin" du taux "qui aidera à ramener l'inflation à 2%", sa cible, augurant de nouvelles hausses importantes. (Crédits : POOL)

Les marchés apprécient la fermeté des banques centrales pour lutter contre l'inflation. Jeudi, à  Wall Street, le Dow Jones gagnait 0,61%, l'indice Nasdaq prenait 0,60% et l'indice élargi S&P 500, 0,66%. Les indices européens terminaient aussi dans le vert : Paris gagnait 0,33%, comme Londres, Milan prenait 0,88% mais Francfort reculait de 0,09%. Ce vendredi, la Bourse de Tokyo évoluait en petite progression, l'indice vedette Nikkei gagnait 0,4%. En Chine, aussi, les décisions des banques centrales ont des conséquences positives. Dans les premiers échanges à Hong Kong, ce matin, l'indice Hang Seng gagnait 0,21% à 18.893,65 points. De son côté, l'indice composite de la Bourse de Shanghai prenait 0,17% à 3.241,18 points tandis que la place de Shenzhen était en hausse de 0,22% à 2.109,00 points.

Les entreprises financières à la fête

Ces hausses des taux décidées ont permis aux entreprises financières, notamment les banques, de résister à la tendance globale des marchés. En Europe, Unicredit a grimpé de 6,02%, Commerzbank 5,44% et Société Générale 2,62%. Les assureurs Axa (+2,78%) ou Munich Re (+1,99%) ont aussi progressé. A Wall Street JPMorgan Chase (+2,32%), Bank of America (+3,23%) ou Wells Fargo (+3,15%) étaient aussi à la fête.

Pour juguler l'inflation, la Banque centrale européenne a relevé jeudi ses principaux taux directeurs de 0,75 point, la plus forte hausse de son histoire commencée en 1999. La décision a été «unanime» parmi les gouverneurs, selon la présidente Christine Lagarde. Elle a aussi dit que son institution était encore «loin du taux qui aidera à ramener l'inflation à 2%», sa cible, augurant de nouvelles hausses importantes.

Cette décision n'est pas une surprise et « avait été bien télégraphiée à l'avance », a réagi Gilles Guibout, gérant d'Axa IM, pour expliquer la réaction modérée du marché.

La Fed devrait imiter la décision de la BCE

« La BCE est passée d'une situation d'incertitude sur la réaction à avoir à une situation dans laquelle il est de plus en plus certain qu'elle doit réagir avec force», explique Andrew Mulliner, de Janus Henderson.

Outre-Atlantique, le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a mis en garde jeudi contre une « détente prématurée » des taux de la Fed, qui pourrait empêcher de maîtriser l'inflation. Les opérateurs sont convaincus qu'elle imitera la décision de la BCE lors de sa prochaine réunion des 21 et 22 septembre. La Fed est déjà bien en avance sur le mouvement par rapport à la BCE : les taux se situent déjà entre 2,25 et 2,50% contre 0,75% pour le principal taux en zone euro.

L'euro ne bénéficie pas des annonces de la BCE

Dans ce contexte, les taux d'intérêt de la dette des pays européens remontaient : le rendement pour l'emprunt allemand à dix ans, l'échéance qui fait référence, s'approchait de nouveau de ses pics de juin, à 1,71%, contre 1,57% mercredi. Le taux des emprunts d'État américains à trois mois s'installait au-dessus de 3%, après une première incursion mercredi au-dessus de ce seuil, une première depuis quatorze ans.

En revanche, la décision historique de la BCD n'a pas permis à l'euro de rebondir face au dollar, la monnaie unique restant handicapée par les sombres perspectives de l'économie européenne. Jeudi soir, la devise cédait 0,07%, à 0,9998 dollar pour un euro.

 (Avec AFP)

Lire aussiNi trop ni pas assez : le difficile équilibre de la BCE pour relever ses taux

Lire aussiPourquoi l'euro ne s'effondrera davantage par rapport au dollar

 (Avec AFP)

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 2
à écrit le 09/09/2022 à 19:36
Signaler
Il n'y a pas d'autre alternative (TINA) que le stand bay! Où voulez vous vous placer? Même en cette période de défiance énergétique la cryptomonnaie est aléatoire!

à écrit le 09/09/2022 à 11:52
Signaler
Belle distorsion de la réalité que de faire passer un rebond technique pour une reprise.

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.