Marchés financiers : la dette américaine sous tension
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Le président Donald Trump signe un de ses nombreux décrets.
Leah Millis
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Le président Donald Trump signe un de ses nombreux décrets.
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La fuite vers la qualité n'a été qu'un bref feu de paille. Lorsque les actions américaines ont été prises dans la spirale baissière du « jour de la libération » de Donald Trump, les investisseurs se sont tournés vers l'actif en principe le plus sûr du marché, le bon du Trésor américain. Cela a fait baisser le rendement du 10 ans américain en dessous de 4% le 4 avril dernier. Mais dès lundi, les bons du Trésor ont commencé à s'effondrer, poussant le rendement à dix ans à presque 4,5%. Ce qui est très inhabituel lorsque les indices actions repiquent du nez.
Certes, le rendement retrouve son niveau du 27 mars. Mais l'ampleur de la volatilité surprend sur le marché profond, le plus sûr et le plus liquide du monde, celui de la dette publique américaine, soit quelque 36.000 milliards de dollars. La chute du prix de l'obligation américaine, qui se traduit par une hausse du rendement, est telle que des rumeurs ont circulé sur des ventes massives de dette américaine par la Chine, par mesure de rétorsion aux droits de douane américains. Cela n'est pas démontrée et reste même peu probable : alors que tout le monde détient de la dette américaine, personne, y compris la Chine, n'a intérêt à jouer ce jeu.
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Trois explications peuvent donc être avancées. Un retour « à la normale » tout d'abord, après une réaction excessive de fuite vers la qualité de la part d'investisseurs effrayés par la chute des indices boursiers. Le mouvement s'inscrit aussi dans une tendance haussière des taux longs souverains en raison de programmes d'émission de dette colossaux, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, dans les cinq prochaines années. Cette tendance haussière n'est pas nouvelle : elle débute à la mi-2024. Le taux moyen du bon du Trésor américain à dix ans est passé de 4,1% à la fin octobre à 4,3 % en février.