La Pologne, premier Etat à émettre un second "green bond"

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Les investisseurs français sont ceux qui ont le plus souscrit à la nouvelle émission d'obligations vertes de l'Etat polonais, d'un montant total d'un milliard d'euros.
Les investisseurs français sont ceux qui ont le plus souscrit à la nouvelle émission d'obligations vertes de l'Etat polonais, d'un montant total d'un milliard d'euros. (Crédits : DR)
L'Etat polonais, qui avait coiffé la France au poteau pour émettre le premier emprunt souverain vert, a levé 1 milliard d'euros à sa nouvelle émission de green bonds.

En décembre 2016, la Pologne avait été le premier Etat au monde à émettre un emprunt vert, d'un montant de 750 millions d'euros, grillant la politesse à la France, qui avait débarqué peu après, début janvier 2017, pour émettre le plus gros green bond souverain, toujours inégalé. Nouvelle première pour l'Etat polonais qui est cette fois-ci le premier pays à revenir sur les marchés obligataires et émettre un deuxième green bond, d'un montant d'un milliard d'euros. Les îles Fidji ont été le troisième pays au monde et le premier émergent à lancer un emprunt vert en octobre dernier. Le Nigéria a émis en décembre des obligations climat, les premières du genre en Afrique.

La demande a été forte pour l'opération polonaise, représentant 3,2 milliards d'euros. Ce sont les investisseurs français qui ont le plus souscrit à cette émission (23,5% de l'allocation), devant les allemands (19%), essentiellement des gérants d'actifs et des banques. L'opération a été pilotée par BNP Paribas, Citigroup, Commerzbank, Société Générale CIB et PKO Bank. Les fonds seront utilisés "pour financer des projets environnementaux" indique le ministère des Finances polonais.

De son côté, la France n'a pas été émis de nouvel emprunt vert mais a élargi le premier : l'encours de cette "OAT vert" s'élève désormais à 9,7 milliards d'euros, a annoncé  l'Agence France Trésor.

Record d'émissions en 2017

Dans les milieux bancaires, on attend de nouveaux emprunts verts souverains en Europe cette année, peut-être les Pays-Bas, la Belgique, l'Irlande ou la Suède. En Afrique, on parle également du Maroc et du Kenya.

Le marché des green bonds a atteint un niveau record l'an dernier, à 155,5 milliards de dollars, en hausse de 78%, selon la Climate Bonds Initiative. C'est le français Crédit Agricole CIB qui ressort comme le premier arrangeur d'obligations vertes (hors marchés des municipalités américaines), devant HSBC et BNP Paribas. Depuis le début de l'année, plus de 8 milliards de dollars ont été émis. L'agence de notation Moody's table sur une croissance de 60% cette année et plus de 250 milliards de dollars de green bonds.

Lire aussi : Un risque de « bulle verte » dans la finance ?

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Commentaires
a écrit le 06/02/2018 à 7:40 :
Un emprunt est la méthode de faire supporter aux autres le risque et représente un chèque en blanc à un pays toujours en déficit depuis 37 ans...
a écrit le 03/02/2018 à 19:39 :
Ils auront besoin d’investissements verts.
D’après Wiki, « la Pologne est au 1er rang européen et au 9e rang mondial pour la production de charbon et lignite en 2016 ».
90 % de leur énergie brute consommée est à base de combustibles fossiles. Certes, tout est relatif, puisque ramené à l’habitant (2,44 tep/hab) ils en consomment moins que la France (3,67 tep/hab) ou l’Allemagne (3,78 tep/hab).
Le problème est qu’ils utilisent à 86,6 % d’énergie fossile pour produire de l’électricité (majoritairement du charbon) et seulement 12.81 % d’énergies renouvelables (chiffres bilan électrique 2016 RTE).
L’autre « mouton noir » étant l’Allemagne, très en retard pour se passer du charbon. Même l’Angleterre l'a abandonné et la France a fermé sa dernière mine de charbon en 2004 (100 ans après la mort de Zola).

La Pologne a certainement un gros potentiel de développement en éolien
- en éolien offshore : (https://windeurope.org/wp-content/uploads/files/about-wind/reports/Unleashing-Europes-offshore-wind-potential.pdf)
- il semblerait qu’il y ait quelques restrictions dans l’éolien terrestre : (https://windeurope.org/newsroom/press-releases/wind-industry-calls-european-commission-scrutinise-new-polish-wind-law/).

Probablement que sortir du charbon ne se fera pas du jour au lendemain d'après un rapport sur le charbon et les perspectives en Europe : http://climateanalytics.org/files/eu-coalstresstest-report-2017.pdf.

Il y a de l’espoir, puisqu’en 2016 l’éolien a dépassé le charbon en Europe. (https://www.engie.com/breves/eolien-des-capacites-de-production-qui-senvolent-en-europe/)
D’ailleurs cela va dans le sens de l’histoire puisque ce sont les investissements dans l’Eolien qui prédominent actuellement en Europe (https://windeurope.org/wp-content/uploads/files/about-wind/reports/Financing-and-Investment-Trends-2016.pdf).
a écrit le 02/02/2018 à 16:35 :
"La Pologne interdit que l'on dise "camp polonais"

La pologne se vautre dans le négationnisme et l'esclavagisme salariale vendant bon marché ses citoyens aux multinationales européennes mais bon comme elle investi dans les green bond ça va on lui pardonne hein... C'est ça l'UE !

Vite un frexit, ça commence vraiment à puer.
Réponse de le 04/02/2018 à 16:59 :
Yup, c'est le vilain petit canard de l'Europe.
Réponse de le 04/02/2018 à 19:06 :
Hein !?

Non tous les pays d'europe de l'est ne servent qu'à fournir de la main d'oeuvre esclave aux actionnaires milliardaires de l'ouest.

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