La startup Lita.co lève 2,2 millions pour devenir "une banque privée solidaire"

Président Macron, ne tuez pas l'ISF PME photo des co-auteurs de la tribune ISF PME : Eva Sadoun et Julien Benayoun, fondateurs de 1001PACT
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Président Macron, ne tuez pas l'ISF PME photo des co-auteurs de la tribune ISF PME : Eva Sadoun et Julien Benayoun, fondateurs de 1001PACT
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Donner du sens à son épargne, soutenir l'économie sociale et solidaire ou la transition énergétique, vers un modèle de développement plus durable : toutes ces thématiques sont dans l'air du temps. Fondée en 2014, la startup parisienne de financement participatif Lita.co (pour "Live Impact Trust Act", initialement "1001pact") veut répondre à ces aspirations avec l'ambition de "devenir la première plateforme d'épargne durable de France et d'Europe." La jeune pousse vient de réaliser sa deuxième levée de fonds, d'un montant de 2,2 millions d'euros, auprès de fonds et sociétés de gestion spécialistes de l'investissement à impact (Phitrust, Inco Investissement et Aviva Impact Investing France), ainsi que de business angels, notamment les entrepreneurs Gilles Chetelat (StickyAds) et Yannis Yahiaoui (Adotmob).
La Fintech, qui emploie une vingtaine de personnes, à Paris, en Belgique et en Italie, avait levé 700.000 euros lors d'un premier tour de table en mai 2016.
La plateforme d'equity crowdfunding (financement en capital et non en prêt, parfois en obligations ou titres participatifs), agréée comme conseiller en investissements participatifs par l'Autorité des marchés financiers (AMF), a collecté 12 millions d'euros pour 35 entreprises, "dont une seule a fait défaut", aidant à la création de 1.600 emplois.
Plus de 3.000 particuliers ont investi sur la plateforme (ticket minimum de 100 euros). Lita.co s'appuie sur un réseau de 50 investisseurs qualifiés et ne met en collecte un projet, dûment validé par son équipe d'analystes et son comité d'investissement, que si l'un de ces investisseurs institutionnels au moins le soutient. Elle se rémunère en prélevant une commission auprès des souscripteurs sur les montants investis (de 3% jusqu'à 6.000 euros, taux dégressif au-delà) et auprès des entreprises sur les sommes collectées (4% à 7%).
[Projets en cours de collecte sur Lita.co]
La startup, comme tout le secteur de l'économie sociale et solidaire, a été pénalisée par la suppression de l'ISF, en particulier le dispositif ISF-PME. Derrière l'objectif fort louable de "contribuer au développement d'entreprises qui changent le monde", la défiscalisation est la motivation fréquente des particuliers investisseurs, mise en avant sur le site de Lita.co, avec ses rubriques "réduire mon ISF" et "réduire mon impôt sur le revenu" (déduction de 18% à 25%). A la différence des plateformes de prêts comme Lendix, où les sommes investies rapportent des intérêts, assez élevés par rapport à un produit d'épargne réglementée du fait du risque, l'investissement en fonds propres en amorçage ne rapporte pas de dividende et le retour sur investissement est "envisagé à partir d'un horizon de 5 ans minimum" indique Lita.co.
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La plateforme s'est fixé l'objectif d'atteindre 20.000 épargnants et 50 millions d'euros collectés d'ici à 2020. Il lui faudra pour cela nouer des partenariats institutionnels en cours de discussion afin de "toucher les communautés d'épargnants, que l'on ne peut démarcher, tout ceci est très encadré" indique la cofondatrice. Lita.co envisage de demander un agrément supplémentaire, celui de prestataire de services d'investissement, afin de "devenir une entreprise d'investissement et pouvoir proposer d'autres produits".
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