Les banques françaises se voient en dindon de la farce du comité de Bâle

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Les banques françaises ont doublé leurs fonds propres depuis la crise financière, fait valoir le lobby du secteur, la FBF. Selon une estimation de McKinsey, la nouvelle réglementation en discussions pourrait les contraindre d'augmenter significativement leur capital.
Les banques françaises ont doublé leurs fonds propres depuis la crise financière, fait valoir le lobby du secteur, la FBF. Selon une estimation de McKinsey, la nouvelle réglementation en discussions pourrait les contraindre d'augmenter significativement leur capital. (Crédits : FBF)
Les règles mondiales de solvabilité risquent de durcir les exigences en fonds propres dans le cadre des discussions du comité de Bâle, qui se réunit ce mercredi en Suède. Cela risque de pénaliser les banques européennes, et particulièrement françaises. La Banque de France a prévenu qu’elle ne laisserait pas passer un mauvais accord.

Luleå, en Suède, à quelques degrés du cercle polaire arctique, sera le théâtre d'une réunion qui s'annonce glaciale mercredi et jeudi prochains. Le Comité de Bâle, une instance internationale qui rassemble les banques centrales et autorités financières d'une trentaine de pays, doit débattre de la réforme des règles mondiales en matière de solvabilité des banques décidée après la crise financière de 2007-2008 ("Bâle 3" dans le jargon). Le président du comité, le gouverneur de la banque centrale suédoise, Stefan Ingves, espère bien boucler sur ses terres l'accord en suspens depuis des mois - en janvier dernier, le comité avait reporté sine die sa réunion, faute de consensus. La « vaste majorité » des membres est d'accord sur une proposition de compromis, a-t-il assuré dans une lettre aux membres du comité le mois dernier.

A part les Français, qui font de la résistance.

La pomme de discorde concerne le calcul des risques et ses conséquences en termes de niveau minimum requis de fonds propres. Les banques françaises défendent le recours aux modèles internes d'évaluation, qui servent à estimer le risque de défaut sur les crédits, qu'il s'agisse de prêts immobiliers, de dette corporate ou souveraine, en fonction de la notation interne. Le comité de Bâle veut généraliser la méthode standard, largement utilisée aux Etats-Unis (comme cela est requis par la loi Dodd-Frank que les Républicains veulent abroger), qui serait défavorable aux banques hexagonales, du fait de leur mode d'évaluation de la solvabilité des emprunteurs, sur leurs revenus futurs et non la valeur du bien pour le crédit à l'habitat par exemple.

La Banque de France en première ligne

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, qui représentera la France à Luleå, s'est montré très clair et très ferme il y a dix jours. Interrogé sur l'état des discussions sur la réforme de Bâle 3, que ses détracteurs ont surnommée Bâle 4, il avait déclaré lors d'une conférence de presse le 29 mai :

« Concernant les négociations du Comité de Bâle, nous disons clairement oui à la finalisation de Bâle 3, reposant toujours sur des modèles internes améliorés et mieux supervisés. Mais nous refuserions à l'inverse, avec d'autres pays notamment dans l'Union européenne, un 'Bâle 4' imposé trop à partir de la méthode standard et qui mesurerait donc moins bien les risques réels » avait déclaré fin mai François Villeroy de Galhau. « Il vaut mieux se donner le temps d'un bon accord que de se précipiter vers de mauvais arrangements » avait-il plaidé.

Il avait défendu la solidité du système bancaire français « qui a su renforcer ses fonds propres de meilleure qualité, tout en préservant le financement de l'économie. » Il avait également rappelé que « le comité de Bâle propose mais ne décide pas. » La Banque centrale européenne ne dit pas autre chose : Benoît Cœuré, membre du directoire de la BCE, a récemment enfoncé le clou en déclarant :

« Les accords du Comité de Bâle qui réunit les banques centrales et les autorités de contrôle bancaire doivent être transposés en droit national. Ils ne sont pas en tant que tels contraignants. Les politiques ont toujours la capacité de reprendre le contrôle. Ce sont eux qui rédigent et adoptent les textes bancaires. »

Les recommandations sont cependant généralement mises en œuvre ensuite par les pays membres.

120 milliards de fonds propres en plus ?

Si la France assure qu'elle n'est pas isolée, l'Allemagne aurait adopté une posture plus souple sur le cœur du sujet qui divise. Le désaccord porte précisément sur l'introduction d'un plancher (« capital output floor ») entre le calcul des risques pondérés en méthode interne et celui en méthode standard, afin de limiter l'écart par lequel peut diverger l'évaluation interne d'une banque avec la règle appliquée à tous. Les jusqu'au-boutistes réclament un plancher compris entre 70% et 75% du niveau standard.

« Le coût en fonds propres pour les banques risquerait de faire exploser le coût de certains financements clés, si les contraintes prévues voyaient le jour avec un "floor" à 70% » affirme la Fédération bancaire française (FBF), le lobby du secteur, qui avance un surcoût de « 2,7 fois pour le financement d'autoroutes, 4,3 fois pour le financement d'avions, 3 fois pour le financement du crédit immobilier. »

La FBF ne chiffre pas l'impact en termes de fonds propres supplémentaires pour les banques françaises, qui les ont déjà plus que doublés depuis la crise financière, fait-elle valoir. Ce sont des profits en plus à mettre en réserve et qui sont bloqués, de l'argent qui dort au lieu de financer l'économie, déplore la Fédération.

Dans un rapport d'avril dernier, le cabinet McKinsey avait estimé à 120 milliards d'euros le montant total de capitaux supplémentaires nécessaires pour les (130) banques européennes si un plancher de 75% était appliqué : les ratios de solvabilité des banques se dégraderaient d'un coup de 29%, notamment le Common Equity Tier 1 (qui mesure le capital et les réserves par rapport aux risques pondérés) qui perdrait en moyenne environ 1,3 point (et même 1,6 pour les françaises). Et leur rentabilité des capitaux propres serait aussi affectée. McKinsey estime cependant que les banques françaises ne seraient pas les plus touchées : avec une ironie qui n'aura pas échappé au président du comité de Bâle, ce sont les institutions financières suédoises, puis les danoises, les belges et les néerlandaises, qui le seraient en tout premier lieu.

McKinsey banques ratios CET1 post Bâle

Selon l'agence Bloomberg, le compromis actuellement en discussion proposerait de commencer par un plancher à 45% en 2021 (contre 55% envisagé initialement) et de l'augmenter graduellement à 75% en 2027. Trop haut et un basculement trop rapide, fustigent les opposants à la réforme, qui remettent même en cause le principe d'un plancher, qui semble pourtant faire consensus chez les banquiers centraux.

Tout l'enjeu de la réunion de deux jours à Luleå sera de rapprocher ces positions divergentes et de trouver la bonne position du curseur.

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Commentaires
a écrit le 14/06/2017 à 13:34 :
Le gouverneur de la BdF "ne laissera pas passer un mauvais accord " euh ...pour qui ?
Évidemment, le calcul des risques pondérés en méthode interne serait la seule valable, sans oublier la sacro sainte compétitivité à préserver, laissez-passer de toutes les dérives . Pourtant le résultat du stress test 2014 ne permet pas l'optimisme , ni le sauvetage récent de Monte Paschi ou la vente de Banco Popular . Attendons Bâle 4 !
a écrit le 14/06/2017 à 7:24 :
les USA ont un mode de garantie des prêts immobiliers aux particuliers assez avantageux, qui ne prend en garantie que la valeur du bien objet du prêt.
Ainsi les citoyens peuvent acheter sans donner en garantie leurs revenus propres, ni leur patrimoine extérieur à l'objet de la transaction.
Vous ne pouvez plus rembourser, vous abandonnez le bien au créancier qui ne pourra pas vous poursuivre au dela de ce qu'il en tirera en sus de ce que vous avez déjà payé.
Voila un système de protection efficace contre le surendettement immobilier.
Réponse de le 14/06/2017 à 11:59 :
Bonjour,
Attention les raccourcis trop rapides: aux USA, les prêts immobiliers sont transformés en titres et mis sur les marchés boursiers; ils ne sont donc plus dans le bilan des banques qui les ont octroyés.
Mais pour cela, il faut des acheteurs, et aussi leur dire ce que l'on met dans ces titres. Le crédit d'un emprunteur solvable sera plus facilement titrisable que celui d'un emprunteur qui l'est moins.

On a vu ce que cela a donné avec les subprimes; l'immobilier a perdu la moitié de sa valeur, et cela a failli mettre par terre les réassureurs (Freddy Mac et Fannie Mae, qui garantissaient ces prêts immobiliers à risques), provoqué des pertes pour nombres d'investisseurs (dont des fonds de pensions qui payent des retraites...), mis des gens dans la rue ....

Et du coup, ce sont les deniers publics qui sont venus au secours de cette finance dérégulée. Le crédit est un risque, et c'est bien à quelqu'un de l'assumer. La seule protection efficace, c'est de ne pas aller au delà de ses capacités ! Après reste les aléas de la vie ...
a écrit le 13/06/2017 à 17:23 :
Finalement il s'agit la sécurité des fonds des particuliers..... aurait-on avantage à investir nos sous difficilement gagnés à l'étranger??
Réponse de le 14/06/2017 à 14:14 :
Evidemment, giantpanda, qu'il y a tout intérêt à placer / investir son argent hors de la zone euro et je dirais aussi hors UE. D'expérience, je peux affirmer qu'il existe de nombreuses places financières très intéressantes et d'une remarquable discrétion (ouf ! quoique prétendent certains, les "paradis" fiscaux - qui n'existent jamais que par rapport aux enfers fiscaux - existent encore et existeront toujours, heureusement !) qui vous permettent de combiner sécurité et rentabilité. Autre possibilité : les monnaies virtuelles. J'ai l'expérience du Bitcoin et je m'en frotte les mains. La plus-value que j'ai réalisée en investissant dans le Bitcoin est supérieure à tout ce que j'aurais pu attendre par ailleurs. Mais le Bitcoin n'est pas la seule monnaie virtuelle qui mérite l'attention. En résumé : oui, il faut faire sortir (discrètement si possible) un maximum d'argent de la zone euro et de l'union européenne. A moins, bien entendu,n de vouloir se faire truander par les banques de cette zone du monde et escroquer par les instances fiscales qui ont transformé la zone euro en enfer fiscal... tout en apportant de moins en moins de choses tangibles et concrètes aux cons-tribuables. Cherchez l'erreur !
a écrit le 13/06/2017 à 16:12 :
y'a pas de fumée sans feu !
a écrit le 13/06/2017 à 10:10 :
Rien de grave ! Comme d'habitude, les bq françaises "demanderont" aux courageux Grecs, par eurogroupe illégal (l'eurogroupe ne repose sur aucune base juridique et légale et ses" décisions" sont donc hors de tout contexte juridique et légal) interposé, de les renflouer. Pour mémoire et pour ceux qui font semblant de ne pas connaître la vérité historique : 1- la Grèce est entrée dans la zone euro parce qu'un psdt français a magouillé avec Goldman Sachs pour faire entrer le pays - qui ne demandait rien - dans la zone euro. But de la manoeuvre : permettre (!!) aux Grecs de renflouer les bq françaises en perdition. Il s'agit, n'en déplaise aux plus obtus nervis, de la version officiellement affichée par les représentants de l'eurozone. 2- sur base des infos officielles du fmi notamment (mais pas seulement), les "aides" à la Grèce ont été imposées manu militari à ce pays pour... sauver les bq françaises (et dans une mesure nettement moindre, allemandes) en perdition. Comme toujours, donc, on sait quel est l'état parasite et quelle est la population de sangsues. as du côté d'Athènes, en tout cas. Mais bon... ce ne sont là que les versions officielles d'instances officielles. Il est certain que la version - rigolote, d'ailleurs, tant elle est stupide - est différente au comptoir du café du commerce...
Réponse de le 13/06/2017 à 10:55 :
j'ai jamais rien entendu d'aussi ridicule. Soit vous êtes grecque et ne voulez pas voir la réalité en face soit vous ne connaissez rien à rien et préférez dires pauvre grecque qui n'ont rien demandés à personne etc....
En tous cas il est clair que vous ne connaissez pas la situation économique du pays.
Réponse de le 13/06/2017 à 14:20 :
Bon, d'accord, cher icietla. Vous gardez soigneusement la tête dans le sable et préférez continuer à être la victime consentante de la désinformation et de la manipulation du populo. Grand bien vous fasse ! Mais cela n'empêche pas la réalité que vous ne connaissez pas puisque vous ne vivez pas en Grèce contrairement à moi qui, bien que non-Grec, vit depuis de longues années dans le pays. Toutes - et je dis bien, TOUTES - les instances officielles s'accordent à reconnaître que l'entrée de la Grèce dans la zone euro et les plans d'"aides" n'ont été imposés à ce pays que dans le seul et unique but de sauver les banques françaises gérées par des incompétents et/ou des ripoux. Vous pouvez trouver cela "ridicule"; le plus ridicule est votre attitude : vous êtes trop manipulé ou trop peureux que pour voir la - vraie ! - réalité en face. Mais bien sûr, vous connaissez mieux que moi la situation réelle en Grèce, vous qui n'y vivez pas, et vous connaissez aussi mieux le dossier que les instances qui y "travaillent" depuis des années. Et si vous profitiez de votre carte bleue pour vous acheter une conscience et un cerveau, même d'occase ?
Réponse de le 13/06/2017 à 14:30 :
ne vous en déplaise, icietla, l'interlocuteur que vous interpellez a raison sur toute la ligne. L'eurogroupe n'a aucune base juridique et aucun fondement légal. Par conséquence, ses décisions n'ont, elles n'ont plus, aucune légalité. Ensuite, les divers intervenants dans le dossier grec - dont les européens qu'on ne peut pas vraiment taxer de favoritisme par rapport à la Grèce - sont tous d'accord pour confirmer ce qu'avance votre interlocuteur, à savoir que l'entrée dans la zone euro et les plans d'aide n'ont été imposés (le terme est justifié) à la Grèce que pour sauver les banques de l'hexagone. Les deux fois. Vous pouvez ne pas être d'accord, mais qui s'en soucie. C'est la réalité, même si elle vous déplaît. Fmi, bce, européens : tout le monde le confirmer... sauf les français (et leur presse aux ordres) engoncés dans leurs médiocres petites certitudes d'un autre âge. A vouloir trop nier la réalité de la situation... française plus que grecque, vous frisez une sorte de ridicule qui fait pitié. Bonne fin de journée, cher icietla.
Réponse de le 13/06/2017 à 15:29 :
J'ai jamais lu un tissu d'âneries pareilles. Les aides à la Grèce avaient pour but d'assurer l'intégrité de la zone € le temps que des mécanismes de soutien de mettent en oeuvre et qui ont été utilisés notamment en Espagne. Ceci afin d'éviter un terrifiant effet domino. Par ailleurs, les bailleurs privés ce sont assis sur 100 milliards d'€ de dettes grecques dans le cadre du premier effacement de dettes. Vos propos sont dignes du café du commerce d'Henin Beaumont, haut lieu de réunion de grands penseurs et d'esprits brillants.
Réponse de le 13/06/2017 à 16:19 :
"les instances officielles s'accordent à reconnaître que l'entrée de la Grèce dans la zone euro et les plans d'"aides" n'ont été imposés à ce pays que dans le seul et unique but de sauver les banques françaises" : Je vois surtout là un pays en chute libre qui se trouve des raisons extérieures. Puisque vous vivez la-bas demandez donc à des grecques (ayant une vraie connaissance historique et politique) quelle a été la politique des dirigeants de ce pays depuis des années? vous comprendrez bien certaines causes.
Pour le reste (et ce à titre purement personnel) je considère la Grèce comme un pays ayant une place de l'UE mais pour autant elle n'a rien amené à l'UE. Ne vous en déplaise monsieur et je suis parmi ceux que trouve bien regrettable pour son peuple l'état catastrophique de se pays.
Si vous préférez accusé les étrangers de tous les maux de ce pays et bien continuez donc si cela vous plait, c'est tellement plus facile!
Réponse de le 14/06/2017 à 8:11 :
"la Grèce n'a rien apporté à l'UE", peut-être, mais elle a apporté - et continue à apporter - tellement à la france. Je suis français (et pas du tout fier de l'être vu ce que la france a magouillé dans le dos des Grecs pour les escroquer), mais suis aussi forcé de reconnaître la vérité qui, semble-t-il, dérange les piliers du café du commerce; C'est bien grâce aux Grecs que nos banques ont été sauvées deux fois. Tout le monde - sauf quelques nervis, une poignée de décérébrés congénitaux et quelques pitoyables victimes de la manipulation médiatique française - le sait, l'affirme et le reconnaît sans qu'il n'y ait plus la moindre hésitation, L'intervenant qui signe "pas grave" a, malheureusement peut-être raison sur toute la ligne. Il suffit d'avoir un soupçon d'intelligence pour se renseigner auprès des sources fiables, eurogroupe et fmi en tête. Mais cette étincelle d'intelligence ne semble pas être à la portée de tout le monde, manifestement chers amis... C'est bien grâce aux Grecs que sarko a réussi à "doper" le commerce amoral des armes françaises. C'est bien grâce aux Grecs que la france -mais aussi la bce - continue à remplir ses caisses. C'est encore grâce aux Grecs que la bce engrange un fabuleux trésor de guerre illégal puisque venant de diktats qui, c'est irréfutable !, sont imposés par une instance illégale : l'eurogroupe. Et, pour continuer ces vérités dérangeantes, certes, mais indéniables : la Gèce n'a absolument aucun devoir de remboursement !! Aucun !! Une jurisprudence internationale stipule expressément qu'un prêteur à un état prend et assume seul le risque d'être ou de ne pas être remboursé; l'état emprunteur n'ayant aucun devoir légal de remboursement. En outre, chiffres officiels (ceux de l'ocde) à l'appui, la fraude fiscale est nettement MOINS élevée en Grèce qu'en france qui est l'une des championne du genre et les Grecs travaillent beaucoup PLUS que les français (ce qui, il est vrai, n'a rien de difficile). N'en déplaise à certains qui se prétendent "avertis". Avertis que leur pinte est sur le comptoir du café du commerce ? Rien de plus que ça, c'est certain. A votre santé !
Réponse de le 14/06/2017 à 12:00 :
Le lien entre bale 4 et la situation grecque est assez tenu...
a écrit le 13/06/2017 à 8:55 :
Un bon article que l'on ne peut pas lire en diagonale, sur le principe je comprends les réserves des banques françaises, cela ferait des milliards à mettre en réserve maintenant en pratique les banques françaises étant quand même particulièrement frileuses en ce qui concerne les prêts à des gens qui n'ont pas de réseau, tandis que les américains prêtent selon l'idée de l'entrepreneur, les banques françaises vont prêter à des gens qui ont déjà de l'argent du coup difficile de les soutenir.

Je pense que pour l'instant il est difficile de se prononcer par contre il est évident que cet article servira encore pendant longtemps permettant de comprendre des phénomènes économiques futurs.

Dommage par contre que encore une fois il n'y ai aucune solidarité européenne. On se demande vraiment à quoi nous sert ce gros machin.
Réponse de le 13/06/2017 à 9:39 :
Entièrement d'accord, à tout point de vue.
L'inutilité de l’Europe est criante et triste sur ce point.
quand existera t il un sentiment européen ? quand l’Europe aura disparue ?

J'ajoute cependant que pour un profane, certaines tournures de phrases sont complexes inutilement.
Réponse de le 13/06/2017 à 12:58 :
"J'ajoute cependant que pour un profane, certaines tournures de phrases sont complexes inutilement. "

Le langage est subjectif en soi, comme le dit Nietzsche à la base déjà "chaque mot est un préjugé" on ne peut donc pas demander aux autres d'écrire comme on écrirait soi même il faut faire l'effort d'aller vers l'autre et ce qu'il a voulu exprimer, il vaut mieux ne pas comprendre que de comprendre de travers.

Bonne journée.
Réponse de le 14/06/2017 à 11:58 :
Vous vous trompez totalement quant à votre analyse quant à la politique de crédit des banques .
Les prêts des banques ne vont pas vers ceux "qui ont du réseau", mais vers ceux qui peuvent rembourser.
Participez à un comité crédit d'un crédit agricole de région, ou d'une caisse d'épargne ou d'une banque populaire, vous comprendrez. Vous constaterez d'ailleurs que même les partis politiques ont du mal à se financer, alros que les "politiques" ont par définition du réseau.

Quant à la solidarité européenne, elle tient du fait que les réglementations bancaires nationales sont encore fortes, et pas homogénéisés, les enjeux ne sont pas les mêmes selon les pays. Donc ce "gros machin" qu'est l'UE harmonise à petit pas à cout de directive (MIF, crédit etc...) qui vont faire converger les modèles réglementaires., et qui permettront à terme d'avoir une position commune sur des sujets comme Bale . Le chemin sera encore long.
Donc continuez à lire des articles sur la banque, cela vous permettra de mieux comprendre ce qu'il se passe.
Réponse de le 14/06/2017 à 17:14 :
"Les prêts des banques ne vont pas vers ceux "qui ont du réseau", mais vers ceux qui peuvent rembourser."

En effet les banques ne prêtent d'abord qu'aux riche, je valide votre objection.

"Quant à la solidarité européenne, elle tient du fait que les réglementations bancaires nationales sont encore fortes, et pas homogénéisés"

Incompréhensible une nouvelle fois, j'aimerais vraiment que vous m'expliquiez enfin cette phrase, ce serait bien que vous arrêtiez de ne pas me répondre quand je vous met vos contradictions aberrantes sous le nez, pour ma part je ne suis pas un troll je ne suis pas là pour imposer mon point de vue mais chercher à comprendre.

Pourriez vous enfin m'expliquer cette fois ce que vous racontez ? Merci.

"Le chemin sera encore long."

Même si ce genre d'affirmation, plus sûre ne donne pas vraiment envie de connaitre le fond de votre pensée.

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