Orange s'invite au capital de la Fintech à succès Raisin

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Les trois fondateurs de Raisin : Michael Stephan (directeur opérationnel), Tamaz Georgadze (directeur général), Frank Freund (directeur financier).
Les trois fondateurs de Raisin : Michael Stephan (directeur opérationnel), Tamaz Georgadze (directeur général), Frank Freund (directeur financier). (Crédits : DR)
L'opérateur investit via son fonds Orange Digital Ventures dans la startup allemande Raisin, rejoignant de prestigieux investisseurs tels que PayPal et Index Ventures au tour de table de 100 millions d'euros annoncés en février. Se présentant comme une place de marché d'épargne paneuropéenne, la Fintech berlinoise a déjà collecté 12 milliards d'euros de dépôts.

Nouvel investissement dans la Fintech pour Orange Digital Ventures, le fonds de capital-risque de l'opérateur télécoms, après notamment la néobanque britannique Monzo. Le fonds annonce ce jeudi 9 mai son entrée au capital de la startup berlinoise Raisin, « progressant de manière spectaculaire sur le marché européen des marketplaces d'épargne », indique-t-il dans un communiqué. Il rejoint (pour un montant non précisé) la levée de fonds en série D de 100 millions d'euros bouclée par Raisin en février dernier auprès d'investisseurs prestigieux, tels que le fonds Index Ventures et PayPal.

« Orange Digital Ventures a été très impressionnée par l'équipe, la vision et le succès de Raisin. Nous sommes très enthousiastes à l'idée de prendre part au projet de Raisin, qui nourrit l'ambition de devenir la première marketplace financière mondiale pour les produits d'épargne et d'investissement. ODV apportera tout son support à Raisin afin de pénétrer de nouveaux marchés et développer ses produits » a commenté Marc Rennard, le président d'Orange Digital Ventures.

Le modèle de Raisin, qui opère sous la marque WeltSparen (« épargner dans le monde ») dans les pays germanophones, est original : il consiste à proposer aux épargnants  de placer leur argent dans les banques européennes offrant les meilleurs taux d'intérêt sur des comptes à vue flexibles ou des comptes à terme. La Fintech a pour cela noué des partenariats avec plus de 75 banques dans 24 pays, et revendique plus de 175.000 clients dans une trentaine de pays pour un total de 12 milliards d'euros de dépôts. 

« La nouvelle levée de fonds permet à Raisin, l'une des startups à la croissance la plus rapide en Europe, d'étendre la portée de son service clé pour atteindre au minimum deux marchés européens supplémentaires cette année, tout en développant sa gamme de produits d'investissement » précise le communiqué.

Objectif commun : faire évoluer le marché bancaire

Raisin, qui a récemment acquis une petite banque allemande, MHB, dont elle peut utiliser la licence dans toute l'Europe, se définit comme une plateforme conçue selon le modèle « deposit-as-a-service » (dépôts à la demande) : les banques partenaires ont accès à des liquidités dans toute l'Europe. La solution de la startup « est alignée avec les objectifs stratégiques d'Orange, plus particulièrement en ce qui concerne les services financiers mobiles » souligne le fonds, qui relève que « Raisin et Orange bénéficieront des actifs technologiques et des écosystèmes Fintech et commerciaux européens apportés par l'autre, dans un but commun : faire évoluer le marché bancaire.» L'opérateur télécoms a lui-même racheté une banque, celle de Groupama, pour bâtir l'offre d'Orange Bank, que le Pdg, Stéphane Richard, considère comme un succès,  avec 300.000 clients en un an et demi.

« Cette initiative [l'entrée d'Orange Digital Ventures au capital] revêt pour nous un intérêt particulier compte tenu de l'expérience dont bénéficie Orange en tant qu'opérateur mobile international de renom, mais aussi en tant que fournisseur de technologies financières accompli » a déclaré le cofondateur et directeur général de Raisin, Tamaz Georgadze. « Outre cet investissement, nous pouvons entrevoir des synergies intéressantes et des opportunités concrètes de partenariat avec Orange Bank. » a-t-il fait valoir.

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Commentaires
a écrit le 09/05/2019 à 18:18 :
les gros, surtout les ex-nationalisées qui ont bien profité de leurs monopoles absolus et bien en dehors de leur objet social, assèchent le marché pour ne laisser que les miettes aux PMI/ETI/Artisans/agriculteurs à travers des structures financières (spéculatives . . .?)
a écrit le 09/05/2019 à 15:14 :
Heureusement il y a findus !
Findus !

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