La banque d'Edimbourg bientôt tricentenaire n'en finit pas de payer ses excès dans la crise des subprimes, qui avait provoqué sa mise en faillite et sa nationalisation en 2008. RBS (Royal Bank of Scotland) a annoncé ce mercredi avoir conclu un accord à 5,5 milliards de dollars (l'équivalent de 4,8 milliards d'euros) avec l'agence américaine de financement du logement (FHFA, qui a sous sa tutelle les sociétés parapubliques de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac). L'agence l'accusait de tromperie pour avoir vendu 32 milliards de dollars de titres adossés à des prêts immobiliers (les Residential Mortgage Backed Securities ou RMBS) en réalité douteux, voire carrément toxiques, en 2005-2007.
En septembre dernier, la banque, qui fut une des trois premières européennes avant sa chute et est encore contrôlée à 73% par le gouvernement britannique, avait annoncé un premier accord mettant fin à deux class actions et prévoyant le versement de 1,1 milliard de dollars à une autre agence américaine, la National Credit Union Administration.
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Après déduction d'indemnités déjà versées à des tiers non identifiés, le montant net de l'amende payée à la FHFA, de 4,75 milliards, est "supérieur d'environ un milliard de dollars à nos attentes" observent les analystes de Jefferies. Mais il a déjà été largement provisionné dans les comptes : il reste même 3,75 milliards de réserves pour couvrir l'amende que devrait lui infliger le ministère de la Justice américain sur le même dossier, qui se chiffrera aussi en milliards. Pour le courtier, "un problème majeur disparaît, mais une épée de Damoclès significative demeure." Jefferies s'attend à une provision supplémentaire de 2,5 milliards de dollars d'ici à la fin de l'année pour solder cette affaire.
Un préalable nécessaire pour le directeur général qui a pour mission un retour au profit et au versement d'un dividende, avant de pouvoir envisager la sortie du capital de l'Etat britannique.
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