Subprimes : RBS négocie pour éviter un procès lourd de conséquences

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Selon des sources proches du dossier, la Royal Bank of Scotland (RBS) tente de régler un contentieux avec certains investisseurs qui affirment que la banque les a trompés à l'occasion d'une augmentation de capital remontant à 2008. Si elle y parvient, cela lui épargnera un pénible procès où serait examiné en détail les décisions prises par son ex-directeur général Fred Goodwin à cette époque.
Les plaignants représentent quelque 9.000 actionnaires individuels et 20 investisseurs institutionnels où l'on retrouve Wells Fargo, le fonds de pension de Boeing, Bank of America Merrill Lynch et un fonds de pension britannique.
Ceux-ci affirment que la banque avait donné une image trompeuse de sa santé financière avant le lancement d'une augmentation de capital en 2008. Quelques mois après un appel public à l'épargne, l'Etat volait au secours de la banque RBS au bord de la faillite en y injectant 45,8 milliards de livres et conserve à ce jour une participation de plus de 70% dans son capital. La banque, qui dit qu'aucune irrégularité n'avait été commise à l'époque, a déjà transigé avec 87% des investisseurs qui ont intenté l'action en justice mais il en reste qui sont bien résolus à aller devant les tribunaux.
Les mêmes sources ont précisé que le directeur général Ross McEwan avait lui-même participé aux négociations durant le week-end et que la banque avait proposé plus de 80 pence par action, sans que l'on sache si certains des investisseurs avaient accepté son offre.
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Des plaignants ont demandé l'ajournement du procès a dit lundi une source au fait du dossier. En doublant quasiment le montant proposé, RBS se rapproche de la somme que les actionnaires réfractaires seraient disposés à accepter, explique l'une des sources, laissant entendre qu'ils pourraient transiger à 100 pence.
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RBS s'est refusé à tout commentaire. Un porte-parole des plaignants a dit ne pouvoir faire la moindre déclaration.
(avec Reuters)
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