Taux bas : le soutien appuyé de Bruno Le Maire aux assureurs

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Pour proposer une alternative aux épargnants en quête de placements peu risqués et permettre un meilleur financement de l'économie, Bruno Le Maire mise sur la modernisation du fonds euro croissance, prévue par la loi Pacte.
Pour proposer une alternative aux épargnants en quête de placements peu risqués et permettre un meilleur financement de l'économie, Bruno Le Maire mise sur la modernisation du fonds euro croissance, prévue par la loi Pacte. (Crédits : Benoit Tessier)
Selon le ministre de l'Economie et des Finances, la transformation de l'assurance vie est "inéluctable et irréversible" dans un contexte durable de taux bas. Elle doit toutefois se faire de manière progressive et collective. Il estime aussi que les règles actuelles de Solvabilité 2, auxquelles sont soumis les assureurs, sont "absurdes et contradictoires" avec l'objectif de réorienter l'épargne des Français sur le long terme. Bruno Le Maire plaide ainsi pour un assouplissement réglementaire, largement plébiscité par la profession.

L'environnement de taux durablement bas, qui pèse sur la rentabilité des assureurs comme sur celle des banquiers, était le sujet de discussion et de préoccupation numéro un de la 11e conférence internationale annuelle de la Fédération française de l'assurance (FFA), qui s'est tenue ce vendredi 25 octobre.

"C'est la première fois dans l'histoire de notre profession, mais surtout dans l'histoire économique, que l'argent ne coûte rien - on s'enrichit en s'endettant", a rappelé Florence Lustman, la nouvelle présidente de la FFA, en ouverture de cette conférence.

Un cadre clair pour une situation inédite

"Les assureurs du monde entier sont aujourd'hui confrontés à des défis de taille, que ce soit le dérèglement climatique, le vieillissement de la population et les taux d'intérêts négatifs. Et nous avons besoin d'un cadre clair pour pouvoir continuer à exercer notre mission, notre métier d'anticipation et d'investissement dans l'avenir", a-t-elle ajouté en s'adressant au ministre de l'Economie et des Finances, qui a donné, en début d'après-midi, un discours très attendu par la profession.

En effet, ces dernières semaines, le débat sur l'avenir des fonds euros a pris de plus en plus d'ampleur. Ces placements, majoritairement investis en obligations d'Etat et souscrits dans le cadre d'un contrat d'assurance vie, sont très appréciés des Français. Il représentent 1.400 milliards d'euros sur les 1.700 milliards d'euros de l'encours total de l'assurance vie. Le succès du fonds euro est directement lié à la garantie du capital et des intérêts proposée. Mais dans un contexte de taux durablement bas, voire négatifs, ces mêmes garanties deviennent un véritable casse-tête pour les assureurs.

Une transformation inéluctable et irréversible

Face à cette situation économique inédite, Bruno Le Maire s'est montré confiant mais réaliste : "L'assurance n'est pas un secteur sinistré. Cela reste un secteur solide et stratégique mais qui implique une transformation qui doit être collective", a-t-il déclaré. "La transformation du modèle de l'assurance vie est inéluctable et irréversible", a-t-il poursuivi, tout en éliminant l'option de la disparition pure et simple du fonds euros. "Il garde sa pertinence et a vocation à garder une place importante dans l'épargne des Français qui ont besoin de stabilité et de prévisibilité. Pour autant, la diminution du rendement est certain", a-t-il admis.

Pour proposer une alternative aux épargnants en quête de placements peu risqués et permettre un meilleur financement de l'économie, Bruno Le Maire mise sur la modernisation du fonds euro croissance, prévue par la loi Pacte. Ce produit offre aux assurés un meilleur rendement que les fonds euros tout en proposant une garantie du capital à une échéance précise afin d'encourager l'investissement longue durée et permettre aux assureurs une meilleure visibilité.

Le fonds euro croissance comme alternative

Attractif sur le papier, ce placement a toutefois connu un très faible succès (son encours plafonne aujourd'hui à environ 2 milliards d'euros) en raison de sa complexité. Le gouvernement souhaite apporter plus de simplicité, de flexibilité et de lisibilité. "Les assurés pourront connaître à tout moment le rendement de leur fonds euro croissance" a indiqué Bruno Le Maire. Ils pourront aussi choisir librement le terme de la garantie pour adapter l'horizon du produit d'épargne à l'échéance de leur projet personnel.

"La garantie du capital à échéance choisie est un pilier absolu des produits d'assurance vie", a insisté Bruno Le Maire. La suppression de cette garantie remettrait en cause "le contrat de confiance entre les épargnants et les assureurs", a-t-il expliqué.

Des règles absurdes et contradictoires

Par ailleurs, le ministre a souligné le caractère "absurde" et "contradictoire" des règles actuelles de Solvabilité 2 (le règlement européen qui encadre le secteur) liées à la détention d'actions par les assureurs, celles-ci obligeant à mettre des niveaux de capital élevé en réserve. "On ne peut pas demander aux assureurs d'investir plus dans les actions et en même temps charger la mule sur des règles prudentielles liées aux actions", a déclaré Bruno Le Maire. "Pour développer le financement par action, il faut des règles prudentielles qui soient beaucoup moins contraignantes que ce qui existe aujourd'hui", a-t-il ajouté.

La France a dernièrement obtenu un allègement des exigences de capital liées à la détention d'actions de long terme. La charge en fonds propres est ainsi passé de 49% pour le non côté et 39% pour le côté à 22%. Cette mesure vise à encourager la prise de risques et l'investissement de long terme des assureurs. "Il faut aller plus loin", a estimé le ministre. "Le choc de 22% doit s'appliquer à la détention de toutes les actions qui participent effectivement au financement de notre économie", a-t-il plaidé.

"Nous devons réviser Solvabilité 2. C'est une question clé pour le succès du financement des projets économiques européens car, derrière les assureurs, c'est le financement de l'économie dont il est question. Si nous ratons Solvabilité 2, nous ratons le financement de notre économie et nous nous retrouverons dans une situation de dépendance technologique vis-à-vis des Etats-Unis et de la Chine", a prévenu Bruno Le Maire.

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Commentaires
a écrit le 04/11/2019 à 15:38 :
il y avait d'excellents commentaires qui ont disparus, dont celui de churchill qui expliquait très bien l'ensemble des mesures gouvernementales pour gérer toute crise sur le dos des citoyens, faute de bien gérer le monde politique et administratif, ce qui permettrait de passer des déficits chroniques à des excédents et un social financé...

la censure sur la tribune est redoutable, d'autant plus insupportable qu'il s'agit de propos sur ce qui est absolument essentiel, pas étonnant que 70% des citoyens rejettent les politiques et les médias.
a écrit le 30/10/2019 à 15:04 :
suite :

car il n'y a pas une france mais 2 :
- celle des entreprises, pme, artisans, agriculteurs, indépendants, employés, ceux qui créé la richesse et l'emploi avec des risques sur leurs emplois, en gérant l'incertitude, avec le risque du chômage, sans compter ses heures
- celle du monde politico-administratif qui a la garantie de l'emploi (yc via recyclages entre les 2), 35h voire 32h de travail, bien payés si on intègre les 1820 primes différentes, et qui ne sait que taxer, imposer, recruter, jamais optimiser comme le manager privé ci dessus,
les premiers sont les esclaves des seconds, d'autant plus cynique qu'ils sont ponctionnés d'office sans pouvoir rien dire, sans aucune alternative possible bien qu'en "démocratie"...

On s'étonne de la crise des démocraties "représentatives", mais le marketing politicien a vidé le travail de fond au profit de la seule préoccupation des parts de marchés. Si la dictature c'est un chat qui gouverne des souris, la démocratie représentative ce sont les souris qui élisent un chat, avec en plus l'agitation électorale qui fait qu'on ne fait plus rien 2 ans avant pendant que les dictatures avancent (cf la chine..).

gâchis absolument insupportable car la mauvaise dépense publique envoie notre jeunesse dans la galère du chômage et avec en prime 100 000e par ménage à rembourser, la mauvaise dépense publique est un crime contre la société.

à quand le vrai changement, pas les discours creux ? à quand les vraies réformes salutaires et la vision stratégique moyen terme cohérente avec les gains programmés et planifiés qui financent les grands projets ? quand va t on passer des fonctionnaires de la politique et fonctionnaires tout court à de vrais décideurs, gestionnaires, compétents, réactifs, qui optimisent l'ensemble de ce monstre léthagique, ce trou noir qui absorbe le maximum de moyens financiers et humains pour nous offrir les plus mauvais résultats d'europe ?
a écrit le 30/10/2019 à 15:03 :
merci churchill d'avoir apporté les déclinaisons concrétes de la gestion diabolique de l'état.

on pourrait ajouter en cadrage du fonctionnement, comment un système peut il fonctionner en ayant aucun pilotage par les objectifs, donc aucun pilotage managérial par les résultats, aucune analyse d'efficacité, de performance, jamais de réorganisation, pire on empile les commissions et services, et qu'on travaille ou non, qu'on ait des résultats ou non, on est payé pareil ?

un cadre ou manager du privé passe son temps à arbitrer des projets et des budgets, à décider, à analyser la performance et l'efficacité, à piloter par les objectifs, à analyser les process, la satisfaction client et la concurrence, à corriger les dérives avec réactivité, et est payé en fonction des résultats.

Si les politiques et les "managers" administratifs étaient dans la même logique, on n'aurait pas de mille feuille, ni nos 11 000 articles du code du travail (la honte planétaire), ni nos 42 régimes spéciaux, ni les 103 aides sociales, ni 32H (max) dans les collectivités, etc etc..on aurait 240 milliards de dépenses publiques en moins, donc autant d’impôts et charges en moins, de bien meilleurs services publics, et de ce fait au moins 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins, et du vrai social financé par la création de richesse et non les déficits permanents...

Or on les paye pour faire un vrai travail de manager, ils sont en gréve depuis 40 ans...et inoui de s'assoir sur les rapports de la CdC qui signale des gaspillage set gains par dizaines de milliards, imagine t on un contrôleur de gestion qui dit on a de bons produits mais on est 30% trop cher à cause de notre prod désorganisée et le Dir de la Prod qui dit rien à cirer !!!! il faut une procédure d'impeachment pour une telle démission et ruine induite du pays

quel gâchis, car il faut que nos entreprises soient sacrément solides dans un pays :
- qui a le record d’impôts et charges
- où on cultive la haine des riches et des patrons,
- où on entrave le développement par la production à l'infini de règles normes inutiles, couteuses, changeantes, contreproductives, la justification de l'emploi de l'usine fantome.
on imagine la performance et les résultats si on était un pays normal, insupportable de détruire autant de potentiel.
a écrit le 29/10/2019 à 14:54 :
étant donné la difficulté à être publié, même avec des arguments majeurs, factuels et non polémiques, dites nous ce qu'on doit écrire, ça ira plus vite...
a écrit le 29/10/2019 à 14:52 :
merci churchill d'avoir apporté les déclinaisons concrétes de la gestion diabolique de l'état.

on pourrait ajouter en cadrage du fonctionnement, comment un système peut il fonctionner en ayant aucun pilotage par les objectifs, donc aucun pilotage managérial par les résultats, aucune analyse d'efficacité, de performance, jamais de réorganisation, pire on empile les commissions et services, et qu'on travaille ou non, qu'on ait des résultats ou non, on est payé pareil ?

un cadre ou manager du privé passe son temps à arbitrer des projets et des budgets, à décider, à analyser la performance et l'efficacité, à piloter par les objectifs, à analyser les process, la satisfaction client et la concurrence, à corriger les dérives avec réactivité, et est payé en fonction des résultats.

Si les politiques et les "managers" administratifs étaient dans la même logique, on n'aurait pas de mille feuille, ni nos 11 000 articles du code du travail (la honte planétaire), ni nos 42 régimes spéciaux, ni les 103 aides sociales, ni 32H (max) dans les collectivités, etc etc..on aurait 240 milliards de dépenses publiques en moins, donc autant d’impôts et charges en moins, de bien meilleurs services publics, et de ce fait au moins 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins, et du vrai social financé par la création de richesse et non les déficits permanents...

Or on les paye pour faire un vrai travail de manager, ils sont en gréve depuis 40 ans...et inoui de s'assoir sur les rapports de la CdC qui signale des gaspillage set gains par dizaines de milliards, imagine t on un contrôleur de gestion qui dit on a de bons produits mais on est 30% trop cher à cause de notre prod désorganisée et le Dir de la Prod qui dit rien à cirer !!!! il faut une procédure d'impeachment pour une telle démission et ruine induite du pays

quel gâchis, car il faut que nos entreprises soient sacrément solides dans un pays :
- qui a le record d’impôts et charges
- où on cultive la haine des riches et des patrons,
- où on entrave le développement par la production à l'infini de règles normes inutiles, couteuses, changeantes, contreproductives, la justification de l'emploi de l'usine fantome.
on imagine la performance et les résultats si on était un pays normal, insupportable de détruire autant de potentiel.
Réponse de le 29/10/2019 à 15:12 :
Quel monde merveilleux.
Oui l'état fonctionne comme une machine à protéger les grandes fortunes et ses grands commis.
Cependant il faut savoir raison garder. Comment pourrons nous avoir 240milliards de dépenses publiques en moins? (Le budget de lètat c'est environs 200 mds) Cela signifie plus de revennus de transfert (Certes c'est de la dépense publique, mais ca veux dire payer pour votre sécruité sociale et votre retraites via des acteurs privés par forcément moins coûteux. (Aux USA 14% du PIB dans la santé en France de 7 à 10%)
Pour la retraite les employes de Maxwell qui ont tout perdu parce que le fonds à été vidé peuvent vous chanter les louanges.
Dans la detestation de l'entreprises il faut aussi raison garder. Lorsqu'un grand patron sorti de Bercy viends expliquer aux salariés qu'il faut faire des sacrifices il a effectivement un gros déficit de crédibilité. Et peut égtalement se faire pointer très souvent: Hausse du nombre de directeurs, hausse des effectifs de la centrale et les budgets communication qui servent à améliorer l'image du PDG dans les sphéres qui nomment ces grands patrons.
Ces gens sont également peut crédible qui font du taux horraire salarié l'alpha et l'omega de la compétitivité sans se demander pourquoi leurs usines peinent à prendre des marchés.
De plus il y a eu de nombreuses réformes:
Supression de l'autorisation administrative de licenciement.
Plafonnement des indemnitésde licencienments
CICE
J'en passe et des meilleures et toutes ces réformes qui deavaient miraculeusement libérer l'embauche n'ont pas empéchées le chomage de grimper. Partiellement friené par la hausse des effectifs de la fonction publique.
Faut-il s'étonner que la parole du MEDEF soit démonétisée?
a écrit le 29/10/2019 à 14:51 :
car il n'y a pas une france mais 2 :
- celle des entreprises, pme, artisans, agriculteurs, indépendants, employés, ceux qui créé la richesse et l'emploi avec des risques sur leurs emplois, en gérant l'incertitude, avec le risque du chômage, sans compter ses heures
- celle du monde politico-administratif qui a la garantie de l'emploi (yc via recyclages entre les 2), 35h voire 32h de travail, bien payés si on intègre les 1820 primes différentes, et qui ne sait que taxer, imposer, recruter, jamais optimiser comme le manager privé ci dessus,
les premiers sont les esclaves des seconds, d'autant plus cynique qu'ils sont ponctionnés d'office sans pouvoir rien dire, sans aucune alternative possible bien qu'en "démocratie"...

On s'étonne de la crise des démocraties "représentatives", mais le marketing politicien a vidé le travail de fond au profit de la seule préoccupation des parts de marchés. Si la dictature c'est un chat qui gouverne des souris, la démocratie représentative ce sont les souris qui élisent un chat, avec en plus l'agitation électorale qui fait qu'on ne fait plus rien 2 ans avant pendant que les dictatures avancent (cf la chine..).

gâchis absolument insupportable car la mauvaise dépense publique envoie notre jeunesse dans la galère du chômage et avec en prime 100 000e par ménage à rembourser, la mauvaise dépense publique est un crime contre la société.

à quand le vrai changement, pas les discours creux ? à quand les vraies réformes salutaires et la vision stratégique moyen terme cohérente avec les gains programmés et planifiés qui financent les grands projets ? quand va t on passer des fonctionnaires de la politique et fonctionnaires tout court à de vrais décideurs, gestionnaires, compétents, réactifs, qui optimisent l'ensemble de ce monstre léthagique, ce trou noir qui absorbe le maximum de moyens financiers et humains pour nous offrir les plus mauvais résultats d'europe ?
a écrit le 28/10/2019 à 16:40 :
car il n'y a pas une france mais 2 :
- celle des entreprises, pme, artisans, agriculteurs, indépendants, employés, ceux qui créé la richesse et l'emploi avec des risques sur leurs emplois, en gérant l'incertitude, avec le risque du chômage, sans compter ses heures
- celle du monde politico-administratif qui a la garantie de l'emploi (yc via recyclages entre les 2), 35h voire 32h de travail, bien payés si on intègre les 1820 primes différentes, et qui ne sait que taxer, imposer, recruter, jamais optimiser comme le manager privé ci dessus,
les premiers sont les esclaves des seconds, d'autant plus cynique qu'ils sont ponctionnés d'office sans pouvoir rien dire, sans aucune alternative possible bien qu'en "démocratie"...

On s'étonne de la crise des démocraties "représentatives", mais le marketing politicien a vidé le travail de fond au profit de la seule préoccupation des parts de marchés. Si la dictature c'est un chat qui gouverne des souris, la démocratie représentative ce sont les souris qui élisent un chat, avec en plus l'agitation électorale qui fait qu'on ne fait plus rien 2 ans avant pendant que les dictatures avancent (cf la chine..).

gâchis absolument insupportable car la mauvaise dépense publique envoie notre jeunesse dans la galère du chômage et avec en prime 100 000e par ménage à rembourser, la mauvaise dépense publique est un crime contre la société.

à quand le vrai changement, pas les discours creux ? à quand les vraies réformes salutaires et la vision stratégique moyen terme cohérente avec les gains programmés et planifiés qui financent les grands projets ? quand va t on passer des fonctionnaires de la politique et fonctionnaires tout court à de vrais décideurs, gestionnaires, compétents, réactifs, qui optimisent l'ensemble de ce monstre léthagique, ce trou noir qui absorbe le maximum de moyens financiers et humains pour nous offrir les plus mauvais résultats d'europe ?
a écrit le 28/10/2019 à 16:38 :
merci churchill d'avoir apporté les déclinaisons concrétes de la gestion diabolique de l'état.

on pourrait ajouter en cadrage du fonctionnement, comment un système peut il fonctionner en ayant aucun pilotage par les objectifs, donc aucun pilotage managérial par les résultats, aucune analyse d'efficacité, de performance, jamais de réorganisation, pire on empile les commissions et services, et qu'on travaille ou non, qu'on ait des résultats ou non, on est payé pareil ?

un cadre ou manager du privé passe son temps à arbitrer des projets et des budgets, à décider, à analyser la performance et l'efficacité, à piloter par les objectifs, à analyser les process, la satisfaction client et la concurrence, à corriger les dérives avec réactivité, et est payé en fonction des résultats.

Si les politiques et les "managers" administratifs étaient dans la même logique, on n'aurait pas de mille feuille, ni nos 11 000 articles du code du travail (la honte planétaire), ni nos 42 régimes spéciaux, ni les 103 aides sociales, ni 32H (max) dans les collectivités, etc etc..on aurait 240 milliards de dépenses publiques en moins, donc autant d’impôts et charges en moins, de bien meilleurs services publics, et de ce fait au moins 3% de croissance et 2 millions de chômeurs en moins, et du vrai social financé par la création de richesse et non les déficits permanents...

Or on les paye pour faire un vrai travail de manager, ils sont en gréve depuis 40 ans...et inoui de s'assoir sur les rapports de la CdC qui signale des gaspillage set gains par dizaines de milliards, imagine t on un contrôleur de gestion qui dit on a de bons produits mais on est 30% trop cher à cause de notre prod désorganisée et le Dir de la Prod qui dit rien à cirer !!!! il faut une procédure d'impeachment pour une telle démission et ruine induite du pays

quel gâchis, car il faut que nos entreprises soient sacrément solides dans un pays :
- qui a le record d’impôts et charges
- où on cultive la haine des riches et des patrons,
- où on entrave le développement par la production à l'infini de règles normes inutiles, couteuses, changeantes, contreproductives, la justification de l'emploi de l'usine fantôme.
on imagine la performance et les résultats si on était un pays normal, insupportable de détruire autant de potentiel.
Réponse de le 28/10/2019 à 23:53 :
Ah si on n'avait pas des génies comme la CGT, le LFI, les frondeurs du PS etc, on aurait peut être changé depuis longtemps. Comment changer quand une grande quantité de gens approuve toute grève de la SNCF ou de la RATP sans se rendre compte que c'est bien eux qui paient les avantages exorbitants de ces seigneurs.
a écrit le 28/10/2019 à 16:24 :
Dans un journal de défense des consommateurs, un journaliste notait que le meilleur placement actuel était les actions; si le gouvernement veut le déplacement de l'épargne vers la Bourse, il lui faudra baisser et simplifier la fiscalité sur achats, ventes et plus values (et moins values). Contrairement à ce que prétend notre grand argentier, notre banque et notre assurance sont des secteurs sinistrés en raison du rendement technique négatif de leur activité.
a écrit le 28/10/2019 à 16:12 :
Ce que propose monsieur Bruno LE MAIRE aux assureur c'est du vol tout simplement. C'est spolier les adhérents sur le contrat en fonds en euros. J'espère que le plus grand assureur vie va monter au créneau, car avec de tel comportement si d'autres opportunités financières se présentent les adhérents quitterons l'assurance vie.
a écrit le 28/10/2019 à 13:09 :
il faut décourager les bas de laine qui ne financent pas l'économie et donc encourager les placements qui servent l'économie. Il y a 3500 milliards en assurance vie, plus de 400 sur les comptes courants des gens qui ne savent plus où mettre leur argent vu les faibles rendements...
Il faut suivant cette logique intégrer les PEA dans la logique de transmission et avec les avantages de l'assurance vie, de quoi donner de l'oxygène au monde du travail.

Sauf qu'on est dans la contradiction entre les parole set les actes, pas question de dégonfler les assurances vie car via les obligations et autres tuyauteries financières, les assurances vie servent à financer les déficits et la dette de notre tonneau des danaides,le panier percé politico-administratif qui refuse toujours de se réformer pour nous donner plus de services en moins couteux, plus de 240 milliards de gains sur le millefeuille administratif, politique, les 103 aides sociales qui coutent 52 milliards en gestion, l'usine à produire les articles du code du travail, des régles et normes à l'infini, l'usine fantome du monde qui asphyxie les ménages et les entreprises de charges et d'impôts..

tant qu'on en restera là, on ne peut que rester dans le record de déficit, dette, impôts et charges et donc chômage de masse induit de façon mécanique..le bonnet d'âne de l'europe au niveau résultats, un immense gâchis vis à vis du potentiel industriel et créatif, merci qui ?
il faut arrêter de chasser les souris tout en refusant de voir l'éléphant dans le couloir, le vrai changement toujours attendu.
Réponse de le 28/10/2019 à 14:47 :
j'ai les reponses a vos questions...l'etat est dispendieux et a besoin d'argent, tout en constatant l'effet ricardien des 40 dernieres annees
il suffit de faire du bonneteau et de coller des rustines
voila le menu
la transition du financement de l'etat va basculer progressivement des fonds euros vers des taxes immobilieres; c'est assez pratique, l'immobilier est par definition immobile
ca degagera des moyens pour financer des startups et de l'economie reelle, sachant que l'etat va plumer ceux qui n'ont pas encore compris qu'etre rentable en france ca sert a rien
les memes moyens financeront des entreprises d'avenir; comme disiat segolene royal ' un investissement n'a pas a etre rentable', et elle a joint la parole en mettant l'argent de sa region dans heuliez, futur leader mondial de la voiture electrique
les socialistes feront la meme chose avec plein d'autres boites si besoin, l'argent des assureurs et des pea n'etant a personne
ceux qui gagneront qqch via des produits defiscalises se feront confisquer leurs gains ' en temps opportun', notamment via des lois retroactives ( eckert a bien montre qu'un socialiste n'a pas peur de la retroactivite tant qu'il s'agit de resoudre ses pbs); pour memo le pea etait au debut hors impot, il a desormais 17.2 de csg ( et ca ne fait que commencer, c'est pour ca que plus personne ne veut de pea)
il reste les comptes courants, vu que les gens vont aller du fonds euro vers ca...
la repression finaciere obligera les banques a financer a 30 ans les dettes de l'etat via ces comptes a vue ( au sens macro)
comme il y aura un risque de faillite en cas de bankrun, deux mesures sont deja en place
1/ la france veut supprimer les billets ' pour faciliter la vie des gens' ( et accesoirement rincer leur compte si besoin), al a difference de l'allemagne ou selon jens weidmann (' c'est une question de liberte'
2/ les comptes seront bloques ' facon loi sapin2' ( comme les contrats AV peuvent etre bloques ' pour la plus grande securite de l'epargnant')
vous voyez, tout est ecrit
et vu qu'ils preparent des lois pour confisquer l'argent des gens via les successions, ils esperent payer une partie des dettes avec les masses successorales...oui, y a deja pas mal de projets dessus, on en reparle a l'occasion...
cordialement
a écrit le 28/10/2019 à 9:01 :
Le prétentieux Bruno continue de prendre les français pour des kongs...les fonds euro croissances n'ont jamais et ne rapporteront jamais un sou aux naïfs qui les souscrivent...!
Réponse de le 28/10/2019 à 11:07 :
Vous vous trompez. Il y a de très bons contrats euro-croissance qui rapporte nettement plus que le fonds euros. Il faut juste s'informer et comparer.

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