Trump nomme un avocat pro-business à la tête du gendarme de Wall Street

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La Securities and Exchange Commission (SEC) a officiellement pour mission de protéger les investisseurs, de maintenir des marchés justes, ordonnés et efficaces, et de faciliter l'investissement.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a officiellement pour mission de "protéger les investisseurs, de maintenir des marchés justes, ordonnés et efficaces, et de faciliter l'investissement". (Crédits : © Mike Stone / Reuters)
Jay Clayton prendra la tête de la Securities and Exchange Commission (SEC). La feuille de route que lui a fixée Donald Trump : favoriser la création d'emplois dans la finance et appliquer une réglementation davantage pro-business.

C'est encore une nomination "à la Trump" : le futur président américain, qui entrera en fonction le 20 janvier, a annoncé ce mercredi qu'il confiait la présidence du gendarme des marchés financiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), à Jay Clayton, un avocat d'affaires, associé du cabinet Sullivan & Cromwell.

A la tête de cette puissante institution qui a infligé des amendes salées aux banques pour leurs agissements pendant la crise des subprimes, il succédera ainsi à Mary Jo White, une ancienne avocate d'affaires, elle aussi, mais également ex-procureure de New York, nommée par Barack Obama en 2013.

Au cabinet Sullivan & Cromwell, Jay Clayton s'est spécialisé en fusions et acquisitions (M&A) et introductions en Bourse (la géante opération Alibaba par exemple) et il conseille plusieurs familles très fortunées dans leurs investissements privés et en Bourse.

président SEC Trump

[Jay Clayton. Crédit Sullivan & Cromwell]

La feuille de route dressée par Donald Trump est dans la droite ligne de ses promesses de campagne :

"Clayton jouera un rôle important dans la libération du pouvoir de création d'emplois de notre économie, en encourageant l'investissement dans les entreprises américaines tout en assurant une surveillance forte de Wall Street et des secteurs qui y sont liés", indique le site officiel du président élu, greatagain.gov.

Régulation plus pro-business

Et le milliardaire, qui avait indiqué pendant sa campagne qu'il fallait "se débarrasser de la loi Dodd-Frank" (qui avait été votée en 2010 pour limiter les activités spéculatives des banques et encadrer les produits dérivés et prévenir une nouvelle crise financière), parce qu'elle "empêche les banques de fonctionner" et de prêter de l'argent aux entreprises, commente lui-même sa vision d'un gendarme plus pro-business :

"Jay Clayton est un expert hautement talentueux sur de nombreux aspects de la législation financière et réglementaire, et il s'assurera que nos institutions financières prospèrent et créent des emplois, tout en étant soumises aux mêmes règles du jeu.

Nous devons défaire de nombreuses réglementations qui ont bridé l'investissement dans les entreprises américaines et restaurer la supervision de l'industrie financière d'une manière qui ne pénalise les travailleurs américains."

Or, la mission de la SEC, telle qu'elle est rappelée sur son site officiel, est de "protéger les investisseurs, de maintenir des marchés justes, ordonnés et efficaces, et de faciliter l'investissement". Le sujet n'est pas écarté puisque l'équipe de transition du président assure que "sa priorité numéro un [celle de Jay Clatyon à la tête de la SEC, Ndlr] sera la sécurité financière des Américains".

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Commentaires
a écrit le 05/01/2017 à 16:01 :
Comment quelqu'un qui n'est pas encore en function peut-il commencer à nommer de personnels à des Postes svp?Est-ce comme cela que ça a la coutume de faire aux USA svp?Merci!
a écrit le 05/01/2017 à 8:55 :
Il faut déréguler la finance pour qu’elle s’assainisse, que les mauvais investisseurs, et ils sont pléthores, arrêtent d'être protégés par les états et se cassent la gueulent, enfin, quand ils le méritent, plutôt que d'être renfloués systématiquement par l'argent du contribuable.

La régulation dont on nous parle n'est dans les faits qu'une injection massive et systématique d'argent public pour renflouer l'incompétence des actionnaires liée à leur avidité et leur bêtise.

Maintenant est-ce que Trump laissera couler les multinationales qui le méritent ? C'est loin d'être sûr mais espérons le.
a écrit le 04/01/2017 à 21:30 :
"nomination "à la Trump" ? A-t-on jamais vu quelqu'un nommer un ennemi dans son gouvernement ?

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