COP21 : les retards s'accumulent à 24h de l'échéance

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Laurent Fabius espérait un accord formalisé ce soir, prêt à être adopté vendredi soir après vérifications juridiques et traductions.
Laurent Fabius espérait un accord formalisé ce soir, prêt à être adopté vendredi soir après vérifications juridiques et traductions. (Crédits : JACKY NAEGELEN)
Le texte attendu initialement pour 15h ne sera pas rendu avant 21h... alors que de nombreux points restaient toujours à trancher ce matin, après une longue nuit de travail.

Après 10 jours de ronronnements, la COP21 semble aujourd'hui enlisée dans les sables. Le nouveau texte, élaboré sur la base des travaux de la nuit dernière, était attendu pour 15 h. Puis cela a été repoussé à 19 h avant d'être annoncé pour... 21 h. Alors que Laurent Fabius espérait un accord formalisé ce soir, prêt à être adopté vendredi soir après vérifications juridiques et traductions.

Difficile, à l'heure qu'il est, de tirer des conclusions de ces retards. En cette journée des droits de l'homme, les ONG étaient plutôt remontées ce matin, déplorant le peu d'avancées réalisées au cours de la nuit.

Invoquant la justice climatique et la solidarité entre régions du monde et entre générations, elles réclamaient, une fois de plus, un mécanisme de révision des ambitions instauré avant 2020 et un soutien des pays développés à la fois en termes de financement et de technologies pour permettre aux pays en développement de concrétiser leurs promesses de réductions de leurs émissions.

Pétition pour une justice climatique: 1,8 million de signatures

En parallèle, des responsables religieux et des représentants d'organisations internationales ont remis cet après-midi à François Hollande des pétitions rassemblant près de 1,8 million de signatures du monde entier appelant à la justice climatique.

Ces retards répétés signifient-ils que l'on s'approche-t-on d'un accord juste, ambitieux et transformationnel ? Rien ne permet de l'affirmer...

Les questions centrales sont toujours sur la table...

Toutes les questions centrales restent posées : le niveau des ambitions (2°C ou 1,5°C ?) la façon, la fréquence, la date à partir de laquelle elles seront révisées ; l'objectif de long terme (décarbonation, zéro émission, réduction massive, en 2050, avant la fin du siècle, etc.) ; la différenciation entre pays riches et pays pauvres et donc les financements accordés par les premiers aux seconds, l'existence d'un mécanisme de pertes et dommages à part entière pour réparer les dégâts irréversibles... le tout fondé sur des mécanismes transparents... A priori, de quoi occuper les ministres et facilitateurs quelques longues heures encore.

Pourtant, à mesure que l'échéance approche, certaines rumeurs font état d'un texte qui pourrait, finalement, être plus proche qu'attendu de l'accord final...

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