102e vol : Ariane 5 termine mieux l'année qu'elle ne l'avait commencée

Ariane 5 Arianespace VA246
Arianespace

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L'année 2018 avait mal commencé pour Ariane 5, elle se finit plus sereinement pour le lanceur lourd européen. Arianespace a placé en orbite avec succès les satellites indien GSAT-11 pour le compte d'ISRO (Indian Space Research Organisation) et sud-coréen GEO-KOMPSAT-2A pour le KARI (Korea Aerospace Research Institute). Ce lancement double (VA246), consacré aux applications spatiales de télécoms et de météorologie, est le sixième de l'année et le 102e depuis les débuts chaotiques d'Ariane 5. Il a permis de mettre en orbite les deux satellites d'une masse totale de 9.362 kg. La performance totale demandée au lanceur était de 10.297 kg, avec les ACU (Adaptateurs de Charge Utile), le SYLDA (SYstème de Lancement Double Ariane), et le LVA 3936 (Launch Vehicle Adaptor).
Le VA246 marque le dixième lancement réalisé par Arianespace en 2018 : six Ariane 5, deux Vega et deux Soyuz. Au quatrième trimestre, la société de services de lancement européenne a expliqué dans un communiqué publié mardi soir avoir démontré "une fois de plus sa flexibilité et sa disponibilité avec cinq lancements réalisés en deux mois et demi (25 septembre - 4 décembre) et, depuis le 6 novembre, des tirs qui s'enchaînent toutes les deux semaines". Le dernier lancement de l'année s'inscrira dans cette dynamique avec le lancement du satellite d'observation militaire CSO-1 pour la Direction générale de l'armement (DGA) et le CNES à bord du lanceur russe Soyuz.
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Le bilan annuel d'Arianespace est un peu gâché par la mission VA241 en partie ratée en début d'année. Puis Ariane 5 a enchaîné cinq vols avec succès. Les investigations de la commission d'enquête indépendante sur la mission VA241 "ont démontré que l'anomalie de trajectoire résulte d'une valeur erronée dans la spécification de mise en œuvre des deux centrales inertielles du lanceur". Du coup, les satellites SES-14 (SES) et Al Yah 3 (Yahsat, l'opérateur des Émirats Arabes Unis) ont été largués sur une mauvaise orbite de transfert géostationnaire (GTO) en raison d'une erreur d'inclinaison dès le départ. L'erreur de programmation bête... En revanche, "le lanceur et le programme de vol ont parfaitement fonctionné", avait estimé la commission.
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